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27 sont convoqués samedi à l’Élysée. Ce sont les premiers à obtenir leur décret de naturalisation. Le plus jeune a 79 ans, le doyen, 91.

Le bus est réservé et le départ est fixé samedi à 9h30. Dix-huit retraités d’origine sénégalaise domiciliés à Bondy (Seine-Saint-Denis) prendront la route pour l’Élysée, pour obtenir des mains du président de la République leur décret de naturalisation. «Je suis si fière pour eux», commente ce lundi Aïssata Seck révélant cette cérémonie inédite. Descendante de tirailleur, elle est la cheville ouvrière de ce combat historique. Depuis des années, l’élue socialiste bondinoise et actuelle porte-parole de Benoît Hamon, se bat au chevet de ces retraités modestes, que la France n’a pas reconnus comme les siens alors qu’ils se sont battus dans ses rangs jusqu’en 1960 pour elle.

Elle avait lancé une pétition pour leur naturalisation, fin 2016. En quelques semaines, plus de 60 000 signatures ont été recueillies, de stars du show-business, politiques, anonymes, mettant le sujet sur la place publique. Mi-décembre, l’élue bondinoise, avait été reçue au ministère de l’Intérieur, avec le député Daniel Goldberg (PS) et Fouad Ben Ahmed, militant PS de Bobigny. Le trio de Seine-Saint-Denis était alors reparti avec l’assurance que «l’ensemble des tirailleurs sénégalais vivant en France pourront bénéficier de la naturalisation, par décret ou déclaration suivant leur cas, ou encore au titre de blessé de guerre le cas échéant». Le suivi a eu lieu par préfecture.

«Nous avons fait passer l’information par les offices d’anciens combattants, les préfectures et les foyers Adoma (NDLR : où résident toujours nombre de ces retraités)», détaille Aïssata Seck qui a aussi reçu des dossiers de tirailleurs sur l’adresse mail qu’elle avait communiquée. Chaque dossier a été renvoyé ensuite à la préfecture concernée. Une centaine de dossiers ont été reçus. Vingt-sept sont convoqués samedi à l’Elysée. Ce sont les premiers à obtenir leur décret de naturalisation. Le plus jeune a 79 ans, le doyen, 91. D’autres naturalisations suivront, cette fois dans les préfectures.

Le Parisien

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