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La population de langue maternelle française au Québec et au Canada connaîtra un important déclin d’ici 20 ans, selon divers scénarios étudiés par Statistiques Canada rendus publics mercredi.

D’ici 2036, la proportion de ceux qui ont le français comme première langue au Québec devrait chuter d’environ 10 %, passant de 79 % en 2011 à une fourchette projetée de 69 % à 72 %.
À l’échelle du Canada, les francophones de langue maternelle passeront sous la barre symbolique des 20 %, pour s’établir à 17 % ou 18 %. Cette proportion était de 21,3 % en 2011, selon les données du dernier recensement.

À l’extérieur du Québec, le portrait n’est pas plus réjouissant, alors que la proportion de francophones passera de 3,8 % à une fourchette de 2,7 % à 2,8 %.
Le nombre de personnes ayant le français comme langue d’usage à la maison au Québec connaîtra lui aussi une baisse importante. Il devrait passer de 82 % en 2011 à environ 75 % en 2036.

Pendant ce temps, l’anglais continuera de progresser dans la province. La population de langue d’usage anglaise au foyer grimpera à 13 % alors que dans l’ensemble du pays, l’utilisation du français comme principale langue d’usage à la maison connaîtra un recul, avec une baisse anticipée de 21 % à 18 %.

La proportion de la population canadienne de langue maternelle anglaise doit elle aussi chuter de façon importante, passant de 58,7 % en 2011 à une fourchette de 52 % à 56 % dans 20 ans.

Selon l’étude, «la composition linguistique et ethnoculturelle du pays se verrait modifiée» en raison de l’immigration. On prévoit qu’en 2036, près d’un Canadien sur deux sera un immigrant ou un enfant d’immigrant.

D’ici là, à Montréal, la population immigrante oscillera entre 34 % et 38 %.

Le Journal de Montréal

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