Un Irakien de 22 ans s’était lancé dans une folle course-poursuite sur une soixantaine de kilomètres avec dix migrants à bord de son fourgon blanc, lundi 16 janvier, sur l’A26. Il était jugé mercredi 18 janvier devant le tribunal correctionnel de Saint-Omer. Il a été condamné à de la prison ferme.
Lundi 16 janvier, un véhicule avait refusé de s’arrêter à un contrôle au péage de Setques. Une course-poursuite d’une vingtaine de kilomètres s’est engagée, à l’issue de laquelle le véhicule avec dix personnes a fini sa course dans un champ à Muncq-Nieurlet. Un jeune Irakien a été interpellé.
Lundi 16 janvier, vers 7 h 30, les gendarmes du peloton motorisé de Saint-Omer, basé à Setques, près du péage de l’A26, invitent un véhicule qui leur paraissait suspect à se garer en vue d’un contrôle. Mais celui-ci leur fonce littéralement dessus, s’ouvrant le chemin pour prendre la fuite. Une course-poursuite s’en suit qui prendra fin une vingtaine de kilomètres plus loin, à Muncq-Nieurlet, près d’Audruicq. Il aura fallu le renfort de plusieurs véhicules de gendarmerie pour que la poursuite s’achève enfin sans causer de victimes.
À bord du véhicule qui a fini sa course dans un champ, dix individus sont extraits. Tous sont mis en garde à vue par le peloton motorisé. Mesure vite levée pour neuf d’entre eux, tous des hommes d’origine iranienne. Huit sont majeurs et un seul mineur, très probablement candidats à un passage vers l’Angleterre. Les militaires leur ont notifié l’obligation de quitter le territoire.
Reste le cas du dernier individu, un Irakien de 22 ans, inconnu de la justice, qui sera déféré au parquet. Il sera jugé en comparution immédiate mercredi 18 janvier au tribunal correctionnel de Saint-Omer. Il devra répondre de deux chefs d’inculpation : refus d’obtempérer aggravé par la mise en danger d’autrui d’une part ; et d’autre part, l’aide à l’entrée et au séjour irréguliers.