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La plupart sont malades. Leur toux est sèche, les doigts boudinés par le froid, la voix cassée. Depuis une semaine pour les “plus jeunes”, depuis un mois pour les “plus anciens”, ils dorment dans les rues de Valence.

Un enfer qu’une trentaine d’Albanais, dont de nombreux enfants, ont quitté hier après-midi, après la décision du préfet de la Drôme, Éric Spitz, de leur accorder un “abri en urgence” (lire par ailleurs).

Une trentaine de personnes, toutes originaires d’Albanie, avaient en effet élu domicile devant le Diaconat protestant de Valence, rue Faventines. « Depuis dix jours, c’était devenu problématique », avoue Jean-Jacques Bosc, directeur général de l’association. Dont le hall d’entrée était occupé, la journée, par les familles arrivées du sud-est de l’Europe avec leurs imposants bagages.

« Nous sommes venus le 24 décembre », affirme dans un anglais étonnant Ariela, 13 ans. La petite fille est l’une des seules à manier une autre langue que l’albanais parmi les immigrés. « Nous sommes venus chercher une meilleure vie », poursuit-elle. En réalité, elle, son père Vendim, sa mère Pranvera, sa sœur aînée Alisa et son petit frère de 4 ans Arsen craignent un retour au pays. « Problèmes personnels », laissent-ils en suspens.

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Le Dauphiné

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