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Gaïdz Minassian, journaliste au Monde, n’a pas aimé «Bienvenue dans le pire des mondes», le dernier essai de Natacha Polony, chroniqueuse au « Figaro » et journaliste à Europe 1, qui “s’inscrirait dans une veine identitaire“.


Décidément, la mondialisation a bon dos. Politiques et observateurs de la vie publique s’en donnent à cœur joie pour lui imputer tous les maux de la planète, et notamment de cette France qui serait privée de prendre son destin en main. Le dernier essai de Natacha Polony, chroniqueuse au Figaro et journaliste qui berce nos matins sur Europe 1, s’inscrit dans cette veine identitaire.
Autant le dire d’emblée, si sa démonstration correspond à l’air du temps décliniste, elle collectionne les thèmes classiques d’une droite réactionnaire : l’école est en berne, le néolibéralisme annihile nos identités, l’Europe détruit les Etats, la démocratie est en panne, le communautarisme ronge les nations. Bref, rien de nouveau dans ce copier-coller d’idées reprises ici ou là, et surtout à son ancien mentor, Jean-Pierre Chevènement, lequel, contrairement à Natacha Polony, maîtrise les concepts politiques.
Car comment ne pas être effaré d’apprendre que le monde occidental serait, selon elle, régi par un «soft totalitarisme » dont le but serait de diffuser un contre-modèle culturel et économique à l’Etat-nation en s’appuyant sur le consentement des individus et sur le concours des médias au service des puissants ?
« Soft totalitarisme», l’expression devrait faire sursauter historiens, politistes et autres exilés établis en Occident qui, eux, mesurent la portée du concept de «totalitarisme» et savent ce que signifie vivre sous la férule des régimes totalitaires. Certes, il existe une menace totalitaire islamiste et une tendance oligarchique des Etats puissants. Mais quand on veut critiquer le conformisme académique, encore faut-il s’en donner les moyens. […] Le Monde

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