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La France a accueilli ce lundi 167 Syriens ayant transité par la Grèce, ce qui porte à plus de 2.000 le nombre de migrants pris en charge depuis ce pays au titre de la «relocalisation» européenne des réfugiés, selon l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii).

Dans un rapport publié fin octobre, des parlementaires avaient estimé que la relocalisation vers la France restait «trop faible».

Ces Syriens, parmi lesquels plusieurs familles, sont arrivés ce midi à l’aéroport de Roissy (Val d’Oise), avant d’être dirigés vers des Centres d’accueil des demandeurs d’asile (Cada) dans le Grand Est, où ils attendront que leurs dossiers soient examinés, a précisé Didier Leschi, le directeur général de (Ofii).

Mais tous devraient obtenir le statut de réfugié, les relocalisés ayant été «préselectionnés» en Grèce. 99% des Syriens qui l’ont demandé dans ce cadre ont obtenu l’asile en France l’an dernier. Au total, et dans le cadre de ce programme de relocalisation, la France a franchi la barre des 2.000 personnes accueillies depuis la Grèce (près de 2.100 au total, à quoi il faut ajouter 231 passées par l’Italie).

La France est ainsi en tête du classement des pays relocalisant le plus en Europe, devant les Pays-Bas et la Finlande (900 chacun), selon des chiffres de la Commission européenne. La relocalisation est un programme adopté en septembre 2015 au nom de la solidarité européenne, pour répartir les demandeurs d’asile ayant transité par la Grèce et l’Italie qui se sont retrouvées en première ligne de la crise migratoire.

Mais le programme, qui visait initialement la répartition de 160.000 personnes sur deux ans, n’a pour l’instant permis de relocaliser que 7.000 demandeurs d’asile. Fin septembre, la Commission européenne avait jugé «possible» de répartir 30.000 migrants d’ici fin 2017.

Les migrants relocalisés en France sont en grande majorité des Syriens (1.600), mais aussi Irakiens, Érythréens et Palestiniens de Syrie. La France a aussi pour particularité de prendre en charge «en priorité des personnes vulnérables ou ayant des problèmes de santé», ce qui suppose à l’arrivée de trouver des structures d’hébergement adéquates, a souligné le directeur de l’Ofii.

Le Parisien

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