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Cernée par les problèmes de violence et les trafics de drogue qui ont conduit à l’effondrement de son chiffre d’affaires, une commerçante à bout de nerfs choisit délibérément de fermer boutique. Ses voisins aussi sont ulcérés.

À la fin du mois, Sandrine Duponchelle baissera pour la dernière fois le rideau de la boutique qu’elle exploite depuis cinq ans à l’entrée – côté place du marché – de la rue Jules-Guesde. L’Arrivage, c’était son nom, sera parti. « Je n’en peux plus, c’est un vrai calvaire », explique la commerçante les yeux embués par une certaine détresse. « Ils ont fait fuir tous les clients. Ce n’est plus possible de travailler normalement ici. Je ferme… »

« Ça fait trente-deux ans que je travaille ici. Eh bien, si j’avais les moyens, je ferais tout pour en partir… »

Ce que Sandrine Duponchelle ne supporte plus, c’est l’environnement un peu particulier de cette artère que d’autres ont déjà quittée. Entre les dealers qui ont implanté et développé un autre commerce de détail plus fumant, les règlements de comptes à coups de sabre entre bandes rivales et les agressions, les lieux ne respirent plus la sérénité. « J’ai le sentiment de me sentir abandonnée », ajoute la quinquagénaire, qui essaye d’écouler ses stocks avant fermeture.

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La Voix du Nord

Merci à Padamalgam & Fopastigmatizé

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