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“Immigration : Le Pape corrige François” par Ivan Rioufol

Le pape François tempère ses propres légèretés face à l’immigration. Il y a peu, il déclarait, sous les vivats des mondialistes et des mélangistes : “Nous sommes tous des migrants”. Il accusait d’”égoïsme” les pays réticents à ouvrir leurs frontières. Ses flèches n’avaient pas épargné Donald Trump, quand le Saint Père avait déclaré, le 18 février 2016 : “Une personne qui veut des murs et non des ponts n’est pas chrétienne”. En visite, en avril 2016, sur l’ile grecque de Lesbos, lieu de passage des réfugiés venus de Turquie, il était revenu au Vatican avec trois familles musulmanes, oubliant les réfugiés chrétiens d’Orient. “Nous sommes tous enfants de Dieu”, avait-il expliqué dans un angélisme affligeant. Et voilà que, rentrant d’un voyage en Suède, pays bousculé par l’immigration musulmane, le Pape appelle cette fois les pays à “la prudence”. Comme le rapporte Le Figaro de ce mercredi, François a déclaré hier : “Qu’est-ce que je pense des pays qui ferment leurs frontières ? En théorie, on ne peut pas fermer son cœur à un réfugié. Mais il y a aussi la prudence des gouvernements : ils doivent être très ouverts pour recevoir, mais ils doivent aussi faire le calcul de savoir comment les recevoir. Parce qu’on ne doit pas seulement recevoir un réfugié, mais il faut aussi l’intégrer (…) Si le réfugié n’est pas intégré, il se “ghettoïse””. Ces propos plus réalistes corrigent la troublante naïveté de François. L’esprit irénique et un brin démagogique l’habite-t-il encore ?

Nombreux sont les immigrationnistes, qui ont leurs entrées jusqu’au cœur du gouvernement français, qui voient dans le pape François leur meilleur allié moral. Dans ses éditions de mardi-mercredi, Le Monde titre en une : “L’hostilité envers les pauvres s’exprime de plus en plus ouvertement en France”. Suit un dossier culpabilisant les collectivités locales ou les riverains qui se montrent hostiles à l’accueil de tous les déshérités. Le raisonnement de bon sens consistant à faire valoir qu’un pays en grave pénurie d’emplois et de logements ne peut promettre à des étrangers ce qu’il n’a plus à proposer à ses propres citoyens est jugé irrecevable par les belles âmes, car discriminatoire et raciste. Pour elles, la crise de l’intégration française se résoudra grâce à une adaptation de la nation à la nouvelle culture islamique qui s’installe et s’étend dans les cités. A ce propos, Le Canard Enchaîné de ce jour révèle les coups de force salafistes, les infiltrations des Frères musulmans et plus généralement les proliférations des barbus dans les Yvelines. La Suède, louée pour sa générosité, est arrivée à saturation. La France silencieuse approche de ce même état de rejet de l’Autre. Reste au Pape à s’extraire du relativisme imposé par le politiquent correct, qui lui a fait dire, en juillet dernier : “Si je parle de violence islamique, je dois parler de violence catholique “. En somme, il est temps que François comprenne que la civilisation européenne, qui a vu naître et héberge la papauté, est menacée par la massive immigration musulmane.

Le Figaro

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