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Une vie quotidienne menacée par la pauvreté. C’est ce que ressentent 55% des Français, selon le 10e baromètre Ipsos pour le Secours populaire publié ce mardi matin. Un ratio en augmentation par rapport aux deux dernières années. Diverses mesures gouvernementales ont pourtant été prises : hausse du RSA, aide à la complémentaire santé, prime d’activité… Mais ça ne suffit pas.

Selon l’étude, 38% des Français ont déjà connu une situation de pauvreté. C’est trois points de plus que l’an dernier. Un risque de précarité perçu encore plus fort pour la génération future. Un Français sur deux pense que le risque de pauvreté sera beaucoup plus élevé pour sa progéniture. Face à ces craintes, les familles aux revenus modestes renoncent aux vacances, aux loisirs. Elles se privent également de certains soins de santé comme l’optique ou le dentaire, mal remboursés par la Sécurité sociale.

 


La santé, première dépense sacrifiée en cas de pauvreté

Parmi les Français les plus pauvres (ceux qui appartiennent à un ménage dont le revenu mensuel net est inférieur à 1.200 euros), la moitié a déjà renoncé ou repoussé une consultation chez le dentiste, soit un bond de 22 points par rapport à 2008, et près de 4 sur 10 un rendez-vous chez un ophtalmologiste (39%, + 9 points). Autre chiffre inquiétant issu du baromètre Ipsos/Secours populaire publié ce mardi 6 septembre 2016 : dans les foyers les plus modestes, 64% indiquent avoir eu des difficultés au moment de payer des actes médicaux mal remboursés par la Sécurité sociale. 


La France compte 8,8 millions de personnes pauvres. C’est l’un des enseignements d’une étude sur les niveaux de vie publiée mardi par l’Insee. Selon elle, le taux de pauvreté est resté stable en 2014 à 14,1% de la population. L’année précédente, ce taux s’établissait à 14% un an plus tôt.

Ces 8,8 millions de personnes vivent en-dessous du seuil de pauvreté de 1 008 euros par mois. Ce seuil correspond à 60% du niveau de vie médian de la population, qui s’établissait à 1 679 euros mensuels en 2014. Cela signifie que la moitié de la population disposait d’un niveau de vie inférieur à ce montant et que l’autre moitié disposait d’un niveau de vie supérieur.

Sans surprise, les chômeurs et les familles monoparentales sont les plus touchées par la pauvreté : près de 37% des personnes sans emploi et 36% des personnes vivant dans une famille monoparentale vivent sous le seuil de pauvreté, contre un peu moins de 8% des retraités. Plus généralement, le niveau de vie médian de l’ensemble de la population, de 20 150 euros par an, a poursuivi «la longue stagnation observée depuis 2008» au début de la crise. […]

Le Parisien

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