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À un tout autre niveau que l’affaire Neyret, le tribunal de Bourgoin-Jallieu va, dès ce matin, et pour quatre jours, décortiquer les relations brûlantes d’un ancien brigadier-chef des ex-RG avec ses “indics”, dans une affaire de corruption et de trafic d’influence pour l’obtention de titres de séjour.

Pour Bourgoin-Jallieu, il s’agit d’un dossier hors-norme. Embarrassante pour la police, l’affaire avait éclaté en juillet 2011 après une dénonciation. Un ressortissant turc n’avait pas hésité à se présenter aux policiers de la Paf, malgré sa situation irrégulière sur le territoire français. L’homme avait confié qu’il venait de se “saigner”, en versant deux fois 4 000 € à l’un de ses compatriotes domicilié à Bourgoin-Jallieu, contre la promesse d’obtenir un titre de séjour. Mais le document tardant à venir, il avait relancé son contact berjallien qui lui avait alors réclamé 4000 € supplémentaires.

Les investigations avaient rapidement permis d’identifier le “contact” berjallien. Cet homme s’était alors présenté comme “l’indic” d’un policier berjallien. Aussitôt, une enquête avait été ouverte pour “trafic d’influence”, confiée à l’IGPN. Les écoutes téléphoniques avaient révélé des échanges très nombreux entre les deux hommes. Des contacts plusieurs fois par jour, dépassant largement le champ professionnel.

Il aurait formulé plusieurs demandes de titres de séjours
L’enquête a permis d’établir que ce brigadier-chef, sous couvert de sa hiérarchie, a formulé plusieurs demandes de titres de séjours. La relation entre lui et l’indic se serait dévoyée au fil du temps, jusqu’à devenir intéressée. Car si des demandes de cette nature peuvent être justifiées contre des renseignements sensibles comme dans le domaine de l’islamisme radical, l’enquête a mis en évidence un trafic de documents entre indics présumés et intermédiaires douteux.

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Le Dauphiné

Merci à Mielrubis

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