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A croire que Soufiane Jerroudi ne réalise pas ce qu’il lui arrive. Pour ce qui concerne le viol et la tentative de viol, dont il est accusé, sur deux de ses codétenus, à la prison de Chartres, en mars 2014, il est catégorique. « Êtes-vous homosexuel ? », lui demande le président. La réponse est l’une des seules dont il comprend immédiatement le sens. « Non, pas du tout. C’est la honte ». Aucun des deux plaignants n’est venu au procès.

Sa mère, en parlant de lui à la barre des témoins, explique que petit, c’était un enfant sans problème :
« Mais un jour, il a été attrapé par les policiers et placé en garde à vue. Il en est sorti totalement transformé. Maintenant, il est déréglé dans sa tête. Je ne sais pas ce qu’ils lui ont fait ».
Son père et ses deux sœurs ont la même version. Soufiane Jerroudi aurait basculé à l’issue de son interpellation et de son placement en détention. Et en prison, il se fait remarquer par son agressivité et sa propension à voler ses codétenus. Sans parler de son hygiène douteuse qui faisait que même des SDF incarcérés trouvaient qu’il « sentait trop mauvais ». Personne ne le voulait dans sa cellule.
L’Écho Républicain
Merci à Jesse James

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