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Un nouveau rapport, publié, mercredi 18 mai, par l’ONG américaine d’aide aux réfugiés Tent conclut que “chaque euro dépensé à accueillir des demandeurs d’asile peut en rapporter deux en cinq ans”.
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Philippe Legrain, auteur de l’étude et ancien conseiller économique de l’ex-président de la Commission européenne José Barroso, développe cette affirmation tout au long des 77 pages d’un document qui complète des prévisions déjà émises par le Fonds monétaire international (FMI) et le célèbre Brooking Insitute américain. Autant de voix qui prennent le contre-pied des arguments de mouvements hostiles à l’accueil des réfugiés comme Pegida en Allemagne ou le Front national en France.
Certes, analyse le rapport, assurer des conditions de vie décentes à ces immigrants à un coût. D’après les calculs de l’auteur, les États européens dépensent entre 8 000 euros et 12 000 euros en un an par réfugié. Le FMI estime que le soutien financier aux demandeurs d’asile va alourdir la dette des pays de l’Union européenne (UE) de 68,8 milliards d’euros d’ici à 2020. (…)
“Les nouveaux venus sont aussi souvent bien plus entreprenant que les indigènes. Au Royaume-Uni, une entreprise sur sept à été fondée par un immigrant qui est “deux fois plus susceptible de créer sa propre activité que les résidents nationaux” (…)

“Les nouveaux arrivants, souvent jeunes, sont aussi une chance démographique pour des pays européens vieillissant.” (…)

En théorie, l’arrivée massive de réfugiés à laquelle l’Europe assiste depuis plus d’un an est censée améliorer la mobilité professionnelle et le niveau de revenu des travailleurs locaux. En pratique, c’est déjà ce qui s’est passé en Turquie, constate Philippe Legrain. Une étude conjointe menée par la Banque mondiale et le Boston college en 2014 a mis en lumière que les réfugiés syriens en Turquie avaient pris la place de bon nombres de femmes dans l’agriculture, où elles servaient souvent de petite main. Ces dernières ont alors pu chercher des emplois plus qualifiés et le niveau de vie des femmes s’est alors amélioré, conclut cette note publiée par la Banque mondiale.

Mais ce scénario économique idéal ne fonctionne qu’à une condition : “l’Europe doit prendre des mesures pour accélérer l’intégration des demandeurs d’asile et leur permettre d’avoir accès au marché du travail au plus vite”, écrit Philippe Legrain. (…)

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