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Secrétaire d’Etat aux Relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen demande dans son livre «La gauche qui vient (Place à la République !)» (éd. Fondation Jean Jaurès) une recomposition politique. Et met en garde la gauche contestataire.

Nous verrons ce que les uns et les autres ont à proposer. A quoi sert Jean-Luc Mélenchon, donné entre 8 et 12 % dans les sondages d’intentions de vote? A rien. Il ne produit pas d’action politique. Il n’utilise pas sa force pour agir ou même pour peser mais seulement pour diviser, condamner, isoler.

La gauche est divisée, les candidatures se multiplient à droite, que proposez-vous face cette décomposition politique ?

J’en appelle à une recomposition autour d’un camp républicain. Il rassemble la majorité des Français autour de valeurs communes : la République -liberté, égalité, fraternité-, l’état de droit, l’égalité hommes-femmes, la laïcité, un humanisme social. En face, il y un bloc réactionnaire, composé par nos concitoyens, au FN mais aussi au-delà, qui sont saisis par une vision pessimiste de l’avenir de notre pays, qui veulent abandonner notre modèle social parce qu’il nous empêcherait d’avancer. Leurs peurs les conduisent à adopter une attitude volontiers xénophobe, à être tentés par un repli national. Si ce bloc devait s’imposer à droite, ce serait dangereux pour la République et pour la France.

Que préconisez-vous dans l’hypothèse, quasi certaine selon vous, de la présence de Marine Le Pen au second tour de la présidentielle ?

Dans un contexte où notre paysage politique est divisé en trois forces à peu près égales, certains, à droite comme à gauche, estiment qu’il suffirait de se qualifier au soir du premier tour pour remporter la mise, comptant, au second tour, sur un report républicain automatique du camp adverse pour faire barrage au FN. Ce serait transformer l’élection présidentielle en hold-up. A l’inverse, j’en appelle à un compromis républicain. Que le candidat de la droite républicaine s’affirme, celui de gauche aussi et que celui qui sera qualifié respecte et entende l’autre. Le pays ne pourra pas se réformer sous les oukases d’un pouvoir minoritaire mais sur la base d’un compromis. […]

Paris Match

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