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De paria à l’échelle du continent, le premier ministre hongrois a su devenir le chef de file de l’influent « groupe de Visegrad » – qui rassemble la Hongrie, la Slovaquie, la République tchèque et la Pologne. Le premier ministre britannique ­David Cameron ou Horst ­Seehofer, le ministre-président bavarois, lui ont notamment rendu visite en 2016 à Budapest.

Viktor Orban défend actuellement son projet dit « Schengen 2.0 », présenté vendredi dernier à Lisbonne : une série de mesures pour sauvegarder les frontières extérieures de l’UE que l’intéressé, fustigeant l’inaction « de Bruxelles », juge essentielles.
Il a su gagner le respect de beaucoup

« Au niveau européen, Viktor Orban a su gagner le respect de beaucoup. Sa rhétorique et sa politique en matière d’immigration ont fait des émules, notamment en Autriche », avance Tamas Lanczi, analyste au sein du think tank (laboratoire d’idées) Szazadveg, proche du gouvernement. […]

Il sait se saisir des occasions. Au lendemain des attentats de Charlie Hebdo, alors qu’il est au plus bas dans les sondages et qu’une route migratoire se dessine dans les Balkans, il adopte une position réfractaire à l’immigration, martelée à renforts d’affichages publics.

« Il sait défendre les Hongrois »

Il incarne dès lors celui qui « sait défendre les Hongrois », selon les mots d’Erzsebet Lagosi, retraitée de 68 ans, admirative de la politique du premier ministre vis-à-vis des migrants, et qui reprend à son compte ses raccourcis : « Ces gens sont d’une autre religion, incapables de s’adapter. J’ai peur que la Hongrie disparaisse à l’avenir… »

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La Croix

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