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Selon la victime, l’homme de 54 ans l’aurait insultée de « sale Française » et tenté de l’étrangler, à la suite d’un léger accrochage sur la route.

Les faits remontent au 28 avril 2015. Deux collègues originaires de Troyes sont en stage à Châlons-en-Champagne. En repartant et ne connaissant pas bien la ville, elles grillent la priorité à un cédez-le passage. La voiture d’en face pile et l’accident est évité de justesse.

Les choses auraient pu en rester là mais le conducteur descend de son véhicule en plein milieu du rond-point pour s’expliquer. Il tambourine au carreau de la voiture, la conductrice descend à son tour. L’homme lui aurait alors attrapé les cheveux et tenté de l’étrangler, tout en l’insultant de « sale Française ». La femme de l’agresseur et la collègue de la jeune femme s’interposent pour mettre fin à l’altercation et tout le monde reprend sa route. Les deux Troyennes choquées se rendent immédiatement au commissariat et la victime produit dès le lendemain un certificat médical qui fait état d’un léger choc psychologique, de marques de strangulation ainsi que d’une incapacité totale de travail de cinq jours.

Pendant l’audience de mercredi au tribunal de Châlons, le procureur a requis une peine de 60 jours-amendes à 8 €. « Il a quand même dit pendant son audition : Si ma femme n’avait pas été là, je l’aurais décalquée ! Plusieurs semaines après il était toujours bien énervé », a-t-elle souligné. La version de l’agresseur diffère du tout au tout. Selon ce charpentier de 54 ans, c’est la jeune femme qu’il l’a agressé. Elle lui aurait fait un doigt d’honneur, dit : « Espèce de bougnoule, je suis en France ici. Je fais ce que je veux ! » et giflé.

L’avocate de la défense a, de son côté, soulevé les incohérences du dossier : la victime ne s’est pas portée partie civile, elle a refusé une confrontation avec le prévenu, sa version diffère de sa collègue, un témoin s’est manifesté et a validé la version du charpentier… Elle a aussi rappelé que sur le certificat médical, délivré à Troyes et non pas à Châlons, il était indiqué qu’on voyait des « érosions correspondre à des traces de strangulations. Pourquoi la police n’en fait mention nulle part ? » Le Châlonnais a conclu les débats avec force : « Je suis né en France. Je suis fier d’être Français ! Mon père s’est battu pour ce pays donc m’accuser de racisme, c’est n’importe quoi ! » Il a finalement été relaxé de tous les chefs d’accusation.

L’Union

Merci à cathyB

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