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Une jeune allemande reproche à la gauche de fermer les yeux sur «le sexisme que les réfugiés apportent avec eux» et appelle à faire tomber ce tabou «sans tomber dans le piège du racisme».


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«Je suis une femme et je suis de gauche. Depuis les événements à Cologne, j’ai un problème car je ne me sens plus représentée dans les débats. La gauche dit qu’on ne doit parler de la violence sexualisée que lorsqu’elle n’est pas exercée par les migrants. […] Elle dissimule ce qui m’est arrivé. La droite utilise elle les événements pour exacerber les préjugés à l’encontre des réfugiés. […] Elle a usurpé mon sujet.»

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«Je vivais dans un foyer universitaire délabré. Les hommes et les femmes devaient partager les douches, les salles de bain et les toilettes qui se trouvaient dans le couloir. C’est là que j’ai eu pour la première fois des expériences désagréables avec de jeunes hommes originaires des pays du Maghreb. Ils ne me regardaient pas. Ils me fixaient. Ils frappaient durant des minutes entières contre la porte de ma chambre. Ils attendaient devant ma cabine de douche. M’écoutaient devant la porte des toilettes.»

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«Le pire, c’était les doutes qui se sont installés dans ma conscience. Je changeais de trottoir quand je voyais des Arabes. J’évitais leurs quartiers. Je me dégoûtais: est-ce que je commençais soudain à voir en chaque Arabe un violeur potentiel? Suis-je devenue raciste?»

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«Je voulais devenir une citoyenne meilleure. J’ai fait la connaissance d’Allemands d’origine arabe. Ils m’ont parlé des discriminations quotidiennes. Ils sont devenus mes amis. Je me disais que “mon” agresseur aurait également pu être un Français ou un Allemand de naissance.»

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«Ce qui préoccupe les féministes est juste: signaler que le sexisme au quotidien est présent depuis toujours en Allemagne. Dans la rue. Au bureau. Dans les relations de dépendance. Mais le doigt tendu par la gauche vers le lieu de travail, la Fête de la Bière et le carnaval en tant que lieux où s’exerce le sexisme ne sert à rien alors que nous sommes sur le point de devenir une société d’immigration. Lorsqu’il était question de cas d’abus sexuels au sein de l’Église catholique, les défenseurs des droits des enfants n’ont pas songé à parler d’abord des abus sexuels à l’école.»

(…) Slate.Fr

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