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Le procureur de la République a requis aujourd’hui la relaxe de Marine Le Pen, jugée à Lyon pour avoir comparé en 2010 les prières de rue musulmanes à l’Occupation, considérant que l’infraction n’était pas suffisamment caractérisée.

“Les propos ne visent pas l’ensemble de la communauté musulmane”, a déclaré le représentant du parquet, rappelant qu’il n’était pas à l’origine des poursuites. Le magistrat a reconnu que les propos prononcés par Marine Le Pen pouvaient être “choquants” mais a estimé qu’ils “faisaient partie de la liberté d’expression”.
“C’est une opinion, et il n’y a pas de délit d’opinion. La violence du verbe fait partie du quotidien des politiques, même si on peut le déplorer”, a-t-il ajouté. “Vous ne pourrez pas condamner Madame Le Pen”.

La présidente du Front national, poursuivie pour “provocation à la discrimination en raison de l’appartenance à une religion”, encourt un an de prison et 45.000 euros d’amende. A son arrivée au tribunal de grande instance de Lyon, elle s’était déclarée victime d’une “persécution judiciaire”.

Le Figaro

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