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Enrôlé par Marion Maréchal-Le Pen, l’ancien chef de file des identitaires est la bête noire du maire de Nice. Portrait.


« Vous êtes une honte pour cette ville. Évacuez-moi ce monsieur. » Dans une autre variante : « Évacuez-moi immédiatement ce personnage qui est indigne de fréquenter l’hôtel de ville. » Les habitants de Nice qui aiment à suivre les conseils municipaux se sont habitués aux colères de Christian Estrosi à l’encontre de cet homme qu’il ne nomme jamais mais qu’il ne connaît que trop bien. Cet homme, c’est Philippe Vardon, l’un des chefs de file des identitaires en France et le fondateur du mouvement Nissa Rebela. Une véritable bête noire pour l’ancien ministre de Nicolas Sarkozy.

Depuis que Christian Estrosi a été élu en 2008, le jeune homme poursuit le maire de ses assiduités. Il ne laisse rien passer à l’édile. Il lui donne la réplique dans la rue, sur Twitter, partout. Christian Estrosi évoque « une cinquième colonne » islamiste au lendemain de la décapitation d’un chef d’entreprise en Isère par un individu se réclamant de Dae’ch. Philippe Vardon réplique d’un tweet en rappelant que le maire de Nice subventionne une association proche de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF). Son plus haut fait d’armes, être parvenu à faire condamner la municipalité niçoise après qu’elle eut accordé un loyer très préférentiel à une association musulmane pour sa salle de prière, rue de Suisse.

Le 18 septembre dernier, une nouvelle fois, le maire de Nice s’emporte à son encontre : « Il y a un monsieur qui vient de s’exprimer dans le public alors qu’il n’a pas le droit de le faire. S’il vous plaît, vous faites intervenir la police municipale. » Résultat : une garde à vue pour outrage pour Philippe Vardon. Une de plus. Pas de quoi intimider l’impétrant, multirécidiviste de la provocation, qui ne cesse de gagner en notoriété à mesure que Christian Estrosi s’acharne à vouloir le faire taire. « C’est mon meilleur imprésario », s’amuserait presque Philippe Vardon, s’il ne nourrissait pas une détestation profonde à l’égard de celui qu’il surnomme désormais « l’imam Estrosi

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