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29/08/2015

Le business des passeurs

Avec 310.000 migrants débarqués sur les côtes européennes depuis le début de l’année, les passeurs se sont mis au transport de masse. Aux embarcations de fortune ont succédé les vieux cargos. Chaque passeur a son prix: entre 500 et 10.000 euros. À chacun son profil : simple particulier ou groupe structuré.

Recueillement à Budapest en hommage aux clandestins retrouvés morts dans un camion frigorifique

Hongrie : Des réfugiés témoignent sur les passeurs

Le gouvernement hongrois a présenté aujourd’hui un projet de loi prévoyant de renforcer les sanctions contre le passage illégal de ses frontières, dont une peine de trois ans de prison pour toute personne interceptée en train de franchir la barrière à sa frontière avec la Serbie.

Le projet de loi, qui sera débattu la semaine prochaine, compte 13 mesures censées permettre de lutter contre les vagues de migrants qui affluent dans ce pays. Le gouvernement prévoit également des peines plus sévères à l’encontre des passeurs et l’établissement de “zones de transit” à la frontière pour les personnes ayant demandé l’asile, le temps de l’examen de leur requête.

La Hongrie doit terminer le 31 août la construction d’une barrière en grillage métallique de quatre mètres de haut, prévue sur les 175 km de sa frontière avec la Serbie. Quelque 140.000 personnes, fuyant pour une grande partie d’entre elles les zones de guerre au Moyen-Orient, ont été interpellées par la police sur cette frontière au sud du pays depuis le début de l’année, et 10.000 pour la semaine en cours.

Actuellement, les demandeurs d’asile sont libres de se rendre dans les camps de réfugiés du pays, qu’il quitte souvent avant même que leur cas ne soit tranché. La loi proposée, venant modifier le code pénal hongrois, donne davantage de pouvoirs à la police et la possibilité à l’armée d’intervenir en dernier ressort dans les “situations de crise”. Si elles sont approuvées, ces mesures entreront pour la plupart en vigueur le 15 septembre.

Source


La construction de la clôture le long de la frontière de 175 km avec la Serbie doit prendre fin lundi. Une barrière de quatre mètres de haut est également en construction. Elle sera achevée fin novembre.

Loin de décourager les clandestins, ces derniers continuent à emprunter tous les chemins au péril de leur vie. Certains escaladent la clôture, d’autres découpent des morceaux de grillage.

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