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L’association Voix de femmes a lancé une campagne de lutte contre le mariage forcé à l’occasion des grandes vacances, une période particulièrement à risque.

Souvent, les éducateurs ont peur de stigmatiser, ils se disent qu’on va faire augmenter le racisme. Ils ont l’idée que, parce que c’est culturel, on ne peut pas y toucher. ” déclare Sarah Jamaa directrice de Voix de femmes.

Elle envoie des messages à son éducatrice à 1 heure ou 2 heures du matin. Un moment de répit pendant lequel elle se sait seule, non surveillée. Shaïma (1), une jeune Algérienne de bientôt 20 ans, a été envoyée au pays à la mi-juin, promise à un cousin qu’elle ne souhaite pas épouser. «Elle n’a pas le droit de sortir. Son passeport et sa carte de séjour sont chez son oncle», raconte Marie, l’éducatrice spécialisée qui la suit depuis quelques mois. Shaïma est loin d’être seule dans cette situation, mais il est difficile d’évaluer précisément le nombre de jeunes filles menacées de mariage forcé en France. Le chiffre de 70 000 revient souvent, issu d’un rapport du Haut conseil à l’intégration de 2003, mais sa véracité est remise en question.

A 13 ans, Mariam (1) a, elle, été promise à un homme d’une cinquantaine ou une soixantaine d’années, elle ne saurait dire précisément. Elle vit au Sénégal, lui en France. Mariam doit devenir sa quatrième épouse. […]

(1) Les prénoms ont été changés.

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