Des explosifs et des détonateurs ont été volés sur un site de l’armée dans une caserne de Miramas (Bouches-du-Rhône), dans la nuit de dimanche à lundi. L’avocat Thibault de Montbrial analyse cet événement.

Ce vol s’inscrit dans une logique qui peut relever du banditisme ou du terrorisme. A cet égard, précisons qu’il existe une porosité entre les milieux de l’islam radical et ceux du grand banditisme ; les services utilisent d’ailleurs parfois l’expression d’ «islamo-braqueurs».
Ce qui est certain, c’est que les intrus étaient bien renseignés et organisés puisqu’ils sont demeurés longtemps sur le site – dont ils auraient visité 9 entrepôts. Se pose d’ailleurs la question de leur bonne connaissance du site, et donc de l’éventuelle présence parmi eux d’un ancien militaire. […]
Ce qui est d’ores et déjà certain c’est que les auteurs sont des professionnels organisés et renseignés. Il serait prématuré de tirer des conclusions, mais il s’agit donc probablement de membres du crime organisé, ou de terroristes, et en tout cas d’individus ayant des capacités opérationnelles de type militaire.





