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Le secrétaire d’État chargé des Relations avec le Parlement a «la conviction que nous sommes dans une période de rupture historique». Dans une tribune publiée sur le site du Point intitulée «Ce que doit être la gauche aujourd’hui», il plaide pour un «nouveau compromis social et républicain».

«Pour la première fois depuis cinquante ans, la question sociale n’est plus l’élément moteur de la structuration du débat politique en France», déroule-t-il. Et pour autant, ajoute-t-il, la question sociale n’a pas été «résolue», et les «inégalités se sont aggravées».

« «Il faut, aussi, reconnaître l’existence de difficultés spécifiques liées à l’absence d’un islam de France. Or l’évolution actuelle du monde, marquée par les déstabilisations, les violences, le terrorisme, peut nous amener à craindre que ces questions ne deviennent de plus en plus difficiles à gérer», met-il en garde.

L’ «interrogation centrale», selon lui, concerne «notre communauté de destin»: «notre République, notre appartenance à une unité européenne, la laïcité, les droits de l’homme, le statut des femmes, etc». «Ce n’est rien de moins que notre modèle de civilisation qui est désormais en jeu», s’alarme-t-il. Plus globalement, Jean-Marie Le Guen estime que «la gauche qui est la nôtre doit faire face à la mondialisation».

Le socialiste interroge également le modèle d’intégration français. «La France est un pays fait d’immigration, une nation fondée sur une citoyenneté d’adhésion et non d’héritage. Mais l’affaiblissement de notre modèle économique grippe également notre modèle d’intégration, accroît les fractures territoriales et les phénomènes de ghettoïsation», explique-t-il, reprenant à son compte un concept utilisé par le premier ministre Manuel Valls. […]

«La gauche ne doit pas se fermer, se recroqueviller dans la recherche d’une pureté idéologique et identitaire perdue. Bien au contraire, la gauche en mouvement, ouverte, offensive doit inventer un projet qui la dépasse. Elle doit parler à tous les Français, de gauche comme de droite», estime-t-il, plaidant pour «un nouveau compromis social et républicain».

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