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Jeudi 18 juin, démarre le mois de jeûne annuel des musulmans, l’un des cinq piliers de l’islam et « peut-être le rite le plus important chez les musulmans », selon l’islamologue Rachid Benzine.

[…] Soufiane Torkmani vit dans le Val-de-Marne. Il a 29 ans et pratique le ramadan depuis l’âge de 11 ans. « C’est un temps de retrouvailles. Après avoir rompu le jeûne, on se met devant une table très garnie. Et puis on regarde des émissions du pays d’origine. […] »

Preuve de l’engouement qu’il suscite, 71 % des musulmans le pratiqueraient de façon rigoureuse d’après une étude de l’Ifop réalisée en 2011, soit beaucoup plus que ceux qui déclaraient faire les prières quotidiennes (39 %). Et la pratique du jeûne a progressé ces dernières années, en particulier chez les jeunes : ils étaient 73 % des 18-25 ans à le suivre en 2011, contre 59 % en 1989. […]

Pour M. Benzine, « depuis le milieu des années 2000, un nombre croissant de jeunes musulmans français se démarquent de la pratique intime et discrète de leurs parents et développent un mode de vie ″halal″ ostensible ». L’islamologue y voit le marqueur d’une « pratique identitaire de la religion, dans un contexte de mondialisation » et de « rupture avec la tradition orale des parents ». […]

Pour Raphaël Liogier, professeur à l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence, « en France, jusqu’aux années 1990, on faisait ramadan par inertie traditionnelle, un peu comme les catholiques fêtent Pâques ». Mais depuis le milieu des années 2000, celui qui dirige l’Observatoire du religieux note une sorte de « revival » qui touche majoritairement les jeunes. A la dimension identitaire déjà mise en évidence, viendrait s’ajouter un ressort spirituel.  […]

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