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Une jeune femme vit dans la terreur depuis qu’elle a appris l’évasion de son ex-compagnon qui était violent avec elle.
Elle vit un véritable calvaire. S.*, cette jeune femme de 28 ans, habitant dans le quartier du Bas-Vernet à Perpignan, est aujourd’hui obligée de se cacher, avec sa fille âgée de 8 ans. Elle a dû quitter son appartement et a été mise en sécurité dans un hébergement d’urgence en raison de menaces de mort réitérées de son ex-petit ami.

Un ex-compagnon qui s’est évadé de la prison de Poitiers-Vivonne mardi dernier, où il était incarcéré dans le cadre d’une affaire de trafic de stupéfiants. Durant trois ans, à Perpignan, S. a fréquenté M.*, sans pour autant habiter avec lui. Le couple s’est séparé en novembre 2013, sur décision de la jeune femme. “Il ne supportait pas la séparation, raconte-t-elle. Il m’appelait sans arrêt, m’envoyait des messages où il me menaçait de mort.
Il est venu devant ma porte, armé, m’a poursuivie dans la rue. Il a même brûlé la voiture de mes parents. J’ai déposé 17 plaintes au commissariat contre lui”.
C’est avec des tremblements dans la voix que la jeune femme revient sur son histoire. Elle raconte que l’homme, aujourd’hui âgé de 37 ans, a été arrêté en août 2014 avec 506 g d’héroïne sur lui. “Il avait forcé un barrage et blessé un gendarme. Il avait réussi à s’enfuir et avait passé une semaine en cavale. Finalement arrêté, il a été incarcéré à la prison de Poitiers-Vivonne. J’ai été convoquée le 3 décembre 2014 par le juge d’instruction à Perpignan pour mon affaire de menaces de mort. Nous ne savions pas, à ce moment-là, qu’il était en prison.
Il m’appelait tout le temps, même quand il était en prison. Il me disait : ‘Tu vas mourir’. ‘Dieu m’a envoyé pour te tuer’. ‘Je vais te dégommer’. ‘Même la police ne m’arrêtera pas’. ‘Je vais faire comme Mohamed Merah, je vais tout faire exploser et tu vas mourir'”.
S. est aujourd’hui terrorisée à l’idée que cet homme tente de la retrouver et mette ses menaces à exécution. “Il fumait beaucoup. C’est un toxicomane. Il parlait souvent de partir faire le jihad. Pendant trois ans, j’étais sa prisonnière. Un jour où je voulais le quitter, il m’a rouée de coups, m’a enfermée dans le coffre de sa voiture et m’a emmenée jusqu’à Paris. […] Source
Merci à Jesse James

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