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L’embauche des populations originaires de Roumanie et de Bulgarie s’est simplifiée depuis l’entrée en vigueur, en 2014, d’une directive européenne. Les travailleurs saisonniers, roms ou migrants, ont été employés comme chaque année sous les serres du bassin nantais.
En Loire-Atlantique, département qui produit environ 80 % des 60 millions de brins de muguet vendus en France, les producteurs sont sereins, à l’image de Louis Douineau, à La Chapelle-Basse-Mer. Dans son exploitation, près de 300 saisonniers cueillent les précieux brins, protégés des aléas climatiques par de longs tunnels de plastique blanc. Un travail répétitif, en position courbée, pour ramasser un à un les trois millions de brins que produit l’exploitation.
On a environ 200 cueilleurs roms, essentiellement roumains. On a commencé avec eux une année où les congés scolaires ne permettaient pas aux jeunes de venir, ça s’est bien passé, donc on a continué. Ça a choqué un peu les voisins, on a été un peu critiqués“, se souvient Louis Douineau. “Les Roms, on s’est habitués à eux, ils se sont habitués à nous : chaque année, on reprend les mêmes. Ils connaissent le travail, la cueillette est bien faite et surtout ils n’ont pas peur des conditions de travail. C’est trop dur par rapport à ce que ça rapporte (le smic horaire, NDLR), personne n’accepterait ces conditions-là, il faut vraiment avoir très faim“, observe le producteur.

Le Point

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