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Hani Ramadan, le frère de Tarik Ramadan, était invité par l’association cultuelle des Musulmans de Pontarlier dans le cadre d’une conférence publique. Le propos de l’association : «Écouter pour se faire une opinion».
Hani Ramadan est un prédicateur suisse, directeur du Centre Islamique de Genève, personnage controversé au parcours émaillé de polémiques. Il est l’un des responsables spirituels pour l’Europe des Frères Musulmans, une confrérie très puissante et très écoutée dans l’Islam.
Hani Ramadan condamne fermement les attentats de Charlie Hebdo et Hyper Cacher. Il estime que «Daesh s’illustre par des actions épouvantables». Toutefois, à travers ses propos, c’est le religieux qui est la solution. Remettre le religieux dans la société et notamment l’Islam. Suit alors une critique de la laïcité à la française.

«La Laïcité a remplacé le sacré par un autre sacré», dit-il, évoquant les grands maux de l‘humanité comme découlant directement de la laïcité. «Par exemple l’amour : dans les sociétés laïques, on rapporte la question de l’amour à la question de l’éducation sexuelle, jamais à l’amour conjugal, à l’amour filial ou à l’amour divin».
Dans la salle, on lui oppose une autre définition de la laïcité. Une personne du public se dit choquée et blessée par cette analyse de la laïcité. Hani Ramadan, rompu aux subtilités rhétoriques, accueille positivement les remarques mais pour taper plus fort encore contre «l’absence de culture religieuse dans l’école laïque». Et donc, selon lui, l’absence des valeurs essentielles que porte la religion ».
«La religion relève de la sphère privée», intervient quelqu’un. «C’est votre conception», répond Hani ramadan. «Mais est-il possible d’envisager une autre conception de la vie avec une application de la foi plus imprégnée dans la communauté tout en laissant à chacun sa propre liberté de conscience. Séparer les deux domaines, on voit ce que ça donne par rapport à l’éthique et à la morale. Dans le monde occidental, il y a un conflit entre la foi et la raison. Pas dans la conception musulmane…» Hani Ramadan évoque le respect des règles de la République et de la laïcité mais appelle à un réveil des consciences. Il fait la distinction entre une laïcité de combat qui «écarte le religieux» et celle, plus ouverte, qui «inclut le religieux».

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Merci à Jesse James

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