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Après des réserves exprimées par son partenaire Matthieu Pigasse, Pierre Bergé, président du Conseil de surveillance du Monde, a dit “réprouver” les méthodes du quotidien qui a révélé lundi un scandale de fraude fiscale de la part HSBC Suisse. “Est-ce le rôle d’un journal de jeter en pâture le nom des gens?”, a demandé l’homme d’affaires.

“Est-ce le rôle d’un journal de jeter en pâture le nom des gens ? C’est du populisme. C’est fait pour flatter les pires instincts.”

Le président du Conseil de surveillance du Monde “réprouve” les méthodes de l’enquête menée par Gérard Davet et Fabrice Lhomme. Ce sont surtout la publication des noms de personnes ayant eu un compte dans cet établissement qui a irrité l’homme d’affaires.
Ce n’est pas pour ça que je leur ai permis d’acquérir leur indépendance. Ce sont des méthodes que je réprouve”, a déclaré Pierre Bergé dans une interview sur RTL. “Je ne veux pas comparer ce qui se passe à des époques passées mais quand même, la délation, c’est la délation. C’est jeter en pâture des noms”, a-t-il ajouté.
“Est-ce le rôle d’un journal de jeter en pâture le nom des gens ? C’est du populisme. C’est fait pour flatter les pires instincts.”
Plus tôt dans la journée, Matthieu Pigasse, co-actionnaire du Monde avec Pierre Bergé et vice-président de la banque Lazard, avait demandé lui aussi à ne pas tomber dans la “délation”, même s’il se disait “fier” du travail d’investigation “remarquable” réalisé par les journalistes.
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