Jacques a retrouvé son fils à Noël grâce aux internautes
En quelques semaines, la vidéo de Jacques a été vue par quatre millions d’internautes, et pas seulement dans l’Hexagone. Des journalistes russes, japonais ou vénézuéliens s’intéressent à celui qui se décrit comme “le champion du monde du culturisme de rue”. Jacques Sayagh accepte de raconter son expérience à Canal+ sur le plateau de l’émission “Salut les terriens”, animée par Thierry Ardisson, où il dévoile un peu plus son parcours chaotique.
L’émission est aussi l’occasion pour son fils Rémi de renouer avec lui. “Quel parcours !, s’exclame-t-il. Ce que tu as accompli, c’est démentiel, quelle forme physique.” Et ce dernier de continuer : “Je suis sidéré par ce que j’ai vu sur cette vidéo. Je voulais aussi te dire que quoi que tu penses, je suis fier de toi.” Le jeune homme propose finalement à son père de passer Noël en famille, avec sa femme et ses enfants, invitation acceptée avec le sourire. “Pour l’occasion, c’est Julien Goudichaud qui a servi de chauffeur”, écrit Sud Ouest. Rémi Sayagh a également lancé une cagnotte en ligne pour aider son père. “J’aimerais qu’il puisse vivre de sa passion mais différemment”, indique-t-il. Quant à Julien Goudichaud, il envisage de réaliser un reportage de 66 minutes sur celui qu’il appelle “son Jacquo”.
Avec pour unique salle de musculation les rues de la capitale, Jacques est un homme résolument hors du commun. Ce sans-abri passionné de bodybuilding explique qu’il vit sa passion comme un leitmotiv qui l’aide à tenir. Le court métrage a été réalisé par Julien Goudichaud.
Âgé de 50 ans, Jacques Sayagh est de toute évidence un “personnage” : une gueule, un certain franc-parler et surtout un corps. Ce même corps qu’il sculpte au gré de ses entraînements quotidiens, dans la rue. Il confie d’ailleurs :
Moi je recherche le corps parce que je suis dans la rue. Si je ne l’avais pas je serais peut être mort.
Une manière de faire entendre que ce corps, ô combien malmené par des années de vie dans la rue, est l’une des rares choses qu’il lui reste, après sa famille. L’homme ajoute en effet, à propos de ses petits-enfants : “J’ai envie qu’ils soient fiers de leur grand-père, (…) un con mais un mec bien”.







