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C’est une question récurrente dans les commentaires. Quand et pourquoi un média décide-t-il de donner, ou non, le nom d’un prévenu? Explications.

[…] Derrière ces messages, l’impression que les médias dissimulent volontairement les noms des prévenus, avec souvent l’idée de protéger une communauté. Derrière les claviers des journalistes, la réalité est un peu plus compliquée.

[…] D’un média à l’autre pourtant, les pratiques sont disparates. Jean-Marie Charon rappelle son rapport sur «l’exemple du quotidien Ouest France, qui dispose d’une charte précise en la matière, où il est dit que les deux critères pour publier l’identité de l’auteur d’un fait sont l’inculpation et la mise en détention». Mais certains journaux laissent le choix aux rédacteurs. C’est le cas au Figaro. «Dans la presse, on a tendance à donner assez facilement les noms des victimes. […]

Si chacun a le choix de divulguer ou non une identité, y aurait-il davantage de réticences à divulguer un prénom d’origine étrangère? Car c’est bien là ce qu’avancent certains commentaires de nos internautes. «Que le mis en cause s’appelle Henri ou Mohamed, ce n’est pas mon problème et je ne fais pas de différence au moment de le révéler», assure Jean-Marc Leclerc. Paule Gonzales est d’un autre avis: «Si révéler un nom, dans un type d’affaire avec de forts antécédents, n’apporte rien à l’information et risque seulement d’enflammer davantage des tensions communautaires, je n’en vois pas l’utilité.» […]

« Le silence est une solution toujours dangereuse, surtout face au niveau de complotisme auquel nous faisons face aujourd’hui.» […]

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