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D’après les statistiques compilées par Eurostat, la France est dans le peloton de queue pour la pauvreté de ses immigrés. C’est aussi un des pays où l’écart de pauvreté entre immigrés et nationaux est le plus fort.

“Les immigrés ne vivent pas mieux que les Français” en conclut l’éditorialiste Dominique Seux sur France Inter.

Etre immigré en France, c’est avoir plus d’une chance sur deux d’être pauvre, d’après Eurostat. 55,8% des étrangers non-communautaires âgés de plus de 18 ans étaient en risque de pauvreté ou d’exclusion sociale en 2013 en France, signale l’institut statistique européen. Un taux élevé, comparé à celui de l’Allemagne (40,4%), du Royaume-Uni (34,9%), des Pays-Bas (35,4%), ou de l’Italie (46,7%).

Ce taux est calculé chaque année par Eurostat à partir d’un panel d’indicateurs, dont le taux d’emploi des étrangers, leur revenu après les transferts sociaux dont ils ont bénéficié et les caractéristiques de leur logement. La France est ainsi 18ème sur les 21 pays de l’UE pour lequel il a été calculé. Les seuls pays à faire moins bien sont l’Espagne (59,5%), la Belgique (68,4%), et la Grèce (72,1%).

Les étrangers ne sont donc pas particulièrement favorisés en France, malgré les prestations sociales dont on les accuse quelquefois d’abuser. Mais la France s’illustre aussi par un fort écart entre le risque de pauvreté des étrangers et celui des nationaux, qui s’élève à 15,9%. Soit une différence de 40 points, qui place la France seconde en Europe derrière la Belgique. Le taux de privation matérielle sévère, établi à partir de critères comme le fait de posséder une voiture, de partir en vacances, ou de manger régulièrement de la viande monte ainsi à 24,5% chez les étrangers pour 4,1% chez les Français.

lexpansion.lexpress (merci à lotus)

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