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Deux banques américaines d’investissement, Fidelity Investments et Charles Schwab Corporation, vont commencer à offrir, gratuitement, des conseils financiers automatisés bon marché à leurs clients. Elles utiliseront pour cela ce que l’on pourrait appeler des « robots-conseillers » qui s’occupent de la gestion du portefeuille des investisseurs en se basant sur un algorithme.

Il s’agit d’une première dans le monde financier, où traditionnellement, les conseillers financiers prennent une commission de 1% ou plus sur le montant du portefeuille du client en échange de conseils personnalisés.

Ritholtz Wealth Management, un concurrent de Fidelity Investments et Charles Schwab Corporation, a compris le message et a lancé sur le marché un outil de gestion numérique de portefeuille, destinés aux jeunes clients ayant moins de 100.000 dollars à investir, en échange d’une commission de moins de 0,4%. Les clients reçoivent en outre un accès à tout le savoir-faire de l’entreprise.

Cependant, l’offre « robotisée » reste en général marginale. Selon Sophie Schmitt, senior analyst chez Aite Group, la menace concurrentielle actuelle est minime. Il s’agit d’un créneau d’à peine 5 milliards de dollars.
Pas de panique donc, mais c’est probablement le moment adéquat pour les conseillers financiers de revoir leurs stratégies, explique Schmitt. « Les clients veulent avoir accéder à l’information financière de manière numérique et 2014 est certainement une année charnière à ce point de vue », souligne Sophie Schmitt.

Les conseillers doivent donc commencer à rivaliser avec ces produits automatisés en offrant à leurs clients un accès en ligne et des outils technologiques qui font partie de leur panoplie, indique encore Schmitt.

Ainsi, Merrill Clear, un département de la Bank of America Merrill Lynch, offre maintenant à ses conseillers la possibilité d’informer avec un iPad des clients au sujet de leurs plans de pension.

Cependant, selon Daniel Satchkov, le président de la société de logiciels financiers Rixtrema, le conseiller financier restera dans le futur « un conseiller en chair et en os qui maîtrise les appareils numériques » parce que ce dernier pourra combiner la technologie et le comportement humain.

Express.be

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