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À l’occasion de la Journée mondiale du refus de la misère, l’association ATD Quart Monde appelle à lutter contre les préjugés visant les personnes pauvres, qui créent des «murs» infranchissables avec le reste des Français.

«Combattre les préjugés, c’est combattre la pauvreté». C’est du moins l’avis de Pierre-Yves Madignier, le président d’ATD Quart Monde, qui appelle la société à plus de vigilance à l’occasion de la Journée mondiale du refus de la misère vendredi. Car selon l’association, les préjugés sur les personnes pauvres, très répandus, créent «des murs» infranchissables entre elles et le reste des Français. […]

La lutte contre les préjugés est cette année au cœur de la Journée mondiale du refus de la misère, car «ils sont à la source de présomptions d’incapacité des pauvres (à travailler, à tenir un logement…), causes de discriminations quotidiennes qui compromettent l’accès aux droits», poursuit ATD Quart Monde. Pour parvenir à battre ces préjugés en brèche, l’association a voulu mesurer leur diffusion dans l’opinion publique française.

Premier constat: 97% des Français ont au moins un préjugé sur les pauvres, selon les instituts Bebetter&Co et Opinionway, qui ont mené l’enquête. Alors que certaines idées reçues sont faciles à casser, d’autres ont la vie dure. En moyenne […] une personne interrogée sur deux ne change pas d’avis sur le fait que selon eux les pauvres font des enfants parce que les allocations leur donnent plus de pouvoir d’achat. […]

Pour ATD Quart Monde, les politiques doivent prendre leurs responsabilités. «Nous demandons au président de la République, au gouvernement et au Parlement la reconnaissance de la discrimination pour précarité sociale», avance Pierre-Yves Madignier. «Il n’est pas normal que la République ne reconnaisse pas comme une insulte le fait de traiter un enfant de ‘cas soc” ou de SDF dans une cour de récré», conclut le responsable.

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