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Interview de Nora Hamadi, journaliste d’origine algérienne à LCP-Public Sénat, par le quotidien El Watan.

Elle a fait 36 métiers avant de se retrouver devant et derrière la caméra. Fille d’ouvriers d’origine algérienne, Nora Hamadi a su s’imposer dans un milieu très fermé. Du Parisien à LCP en passant par I

La télévision française reste désespérément monochrome, blanche. La diversité est-ce une idée fumeuse ou une réalité à l’écran ?

La diversité est un concept «raccourci», un mot-valise qui ne veut rien dire et tout dire à la fois. De quoi parle-t-on ? De Noirs, d’Arabes, d’Asiatiques, de handicapés à la télévision ? On parle de diversité «colorimétrique» ? Il faut de la couleur dans nos télévisions, c’est certain.

Mais pourquoi ne pas parler de la véritable problématique qui est le manque de «diversité sociale» ? Les journalistes français aujourd’hui sont issus pour la majorité d’entre eux du même milieu social, des mêmes écoles de sciences politiques, des mêmes écoles de journalisme.

Ce sont eux qu’on retrouve aujourd’hui dans la plupart des médias et chaînes nationales. Quelle endogamie ! Voire… Quelle consanguinité ! Il ne suffit pas de mettre des gens au morphotype noir ou arabe pour offrir des manières de voir et de traiter le réel différemment. […]

Regardez-vous la télévision algérienne ?

Je la regarde essentiellement quand je suis en Algérie. Une à deux fois par an. Mais n’étant pas arabophone, je ne peux jamais profiter pleinement des programmes. Lorsque ma grand-mère était encore en vie, j’avais pris l’habitude de regarder avec elle les chaînes berbères. Parfois je continue. Cela me permet d’écouter et de pratiquer le kabyle. Une manière de rester en lien avec mes origines.

El Watan

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