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Jean-Christophe Cambadélis a estimé dimanche sur Radio J que “tout est possible” pour 2017, “y compris le pire” avec le FN.

“On est dans un moment où la question de l’identité tenaille la France et a pris la place de l’égalité.”

Comme on lui demandait sur Radio J si la présidente du FN Marine Le Pen serait à coup sûr au second tour en 2017, le premier secrétaire du Parti socialiste a répondu : “Aujourd’hui, si l’on voit les résultats des élections partielles, des européennes ou les sondages, Marine Le Pen est au second tour et le combat va être acharné entre l’UMP et les socialistes pour voir qui sera au second tour. Mais il y a du temps et personne ne mesure très clairement (l’impact) de différents événements.

Si vous avez un candidat socialiste en face de Marine Le Pen au second tour, vu la haine que manifeste la droite vis-à-vis des socialistes (…) je ne vois pas comment la droite classique vote pour le candidat PS. Si les socialistes ont le choix entre Marine Le Pen et Nicolas Sarkozy, cela va leur poser beaucoup de problèmes, même si, moi, je serais pour le candidat républicain.

Comme on lui demandait si la situation actuelle se rapprochait le plus de 1940, 1958 ou 1968, Jean-Christophe Cambadélis a rétorqué : “Aucune. 1940, c’est la guerre qui vient et ce n’est pas le cas en Europe aujourd’hui. 1958, c’est le général de Gaulle qui prend le pouvoir dans l’effondrement de la IVe République. (…) Nicolas Sarkozy n’est pas un recours, car le passé prestigieux, il ne l’a pas. Et 1968, c’est un mouvement social qui n’est pas là aujourd’hui (…), on est dans un moment où la question de l’identité tenaille la France et a pris la place de l’égalité.

Le Point

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