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Les professeurs (c’est-à-dire les hommes qui nous gouvernent) ont fait allégeance à la novlangue. Voilà comment ils parlent. Et comment ils voudraient nous faire parler.

Des crimes abominables ont été commis par le Daesh… Les assassins du Daesh ont décapité un otage français… Les barbares du Daesh ont… Les bourreaux du Daesh sont…

Ainsi, depuis quelques jours parlent MM. Hollande, Valls, Cazeneuve, Fabius. Vous savez ce que c’est que le Daesh, vous ? Vraisemblablement non. Eux, si. Le Daesh est l’acronyme arabe de l’Etat Islamique d’Irak et du Levant.

Mais pourquoi alors disent-ils Daesh ? Peut-être sont-ils tous devenus arabophones ? Vous n’y êtes pas. Ils disent Daesh parce qu’en français, ça ne veut rien dire. Et surtout, parce que ça permet de gommer le mot “islamique”.      

En effet, toute référence à l’Islam et à l’islamisme est désormais proscrite du discours gouvernemental. Et c’est pourquoi il est formellement interdit de dire “islamiste”, le mot “terroriste” sans aucun adjectif qualificatif étant devenu le seul vocable toléré dans les propos officiels. Quels “terroristes” ? Pas le droit de le dire ou de le savoir. On a connu des “terroristes” d’extrême-gauche, des “terroristes” d’extrême-droite, des “terroristes” nationalistes. Mais là, rien : juste des “terroristes”.

Nous sommes en revanche autorisés à dire “barbares” ou “assassins”. Mais on se doit aussitôt d’ajouter dans le même souffle une phrase obligée : “ça n’a rien à voir avec l’Islam”. Mais alors, ça a à voir avec quoi ? Et avec quoi l’Islam a à voir ? (…)

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