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Les islamistes radicaux recrutent dans les prisons allemandes. Les fonctionnaires de l’Office pour la protection de la Constitution en Bavière, l’organisme chargé de la surveillance des activités extrémistes, ont signalé que des prisonniers salafistes tentaient de convertir d’autres détenus et avoir trouvé des manuels djihadistes recommandant le recrutement d’autres prisonniers.
Rauf Ceylan, un expert de l’islam à Osnabrück, estime qu’un nombre croissant d’extrémistes sont susceptibles d’être incarcérés en Allemagne à l’avenir. «Beaucoup des 300 Allemands qui ont rejoint le djihad en Syrie finiront probablement dans les prisons allemandes à un moment ou un autre », explique-t-il.
Or plusieurs exemples, en Europe, ont illustré la menace que peuvent représenter des jeunes hommes convertis à l’islam qui se radicalisent en prison. […]

Hadmut Jung-Silberreis, directrice de l’établissement pénitentiaire de Wiesbaden dans l’État de Hesse, qui travaille dans le système pénal depuis plus de trente ans, a été confrontée à la transformation imperceptible d’un auteur de petits larcins en salafiste, avec Riza, un détenu d’origine arabe. « Le jeune homme était très discret, explique-t-elle. Il a effectué un stage en prison et a même obtenu un emploi ». Elle a découvert dans une vidéo sur internet ce qu’il était devenu après sa sortie de prison.
La vidéo montre trois hommes barbus devant la porte de la prison. Riza se dirige vers eux, et l’un d’eux l’embrasse. L’homme derrière la caméra dit : «Tu es à nouveau libre aujourd’hui et la première chose à laquelle tu vas te dédier est d’ouvrir un stand d’information avec tes frères et soeurs ». Dès le premier jour de sa libération, le jeune homme a participé à une action salafiste. C’est du moins ce qu’affirment les services de sécurité de Hesse. D’après eux, les trois hommes sont des salafistes connus et Riza avait établi le contact avec eux pendant son séjour en prison. « À l’intérieur, tu as trouvé le chemin du retour », lui dit l’un des hommes dans la vidéo, en hochant la tête en direction des murs de la prison. […] L’année dernière, le responsable de la justice de la Ville-État de Berlin a suspendu la coopération avec une organisation appelée le Groupe de travail pour les aumôniers musulmans, car les services de sécurité avaient établi que certains de ses membres étaient problématiques. Mais les approches diffèrent selon les endroits d’Allemagne. La direction d’une prison de Leipzig a par exemple autorisé le salafiste Hassan Dabbagh à travailler comme aumônier au sein de l’établissement, bien que celui-ci soit soupçonné de sédition et fasse l’objet d’une enquête. […] Fait religieux

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