Le Conseil supérieur des programmes de l’Éducation nationale remet en cause l’examen, mais aussi le système de notation traditionnel.
«Il s’agit d’éviter que l’évaluation ne soit vécue par l’élève et sa famille comme un moyen de classement, de sanction, ou bien réduite à la seule notation», est-il ainsi expliqué dans la circulaire de rentrée 2014.
Loin d’être le baccalauréat, le brevet reste malgré tout un symbole. Depuis bien longtemps pourtant, «il n’est nullement une condition pour passer en seconde», précise l’historien de l’éducation Claude Lelièvre. À partir de 1981, il est même attribué sans examen, au vu des seuls résultats scolaires… Avant que Jean-Pierre Chevènement, dans une logique affichée d’exigence, ne réintroduise en 1986 un examen écrit. «Lors de sa première mouture, le taux de reçus ne dépasse pas 49 %», rappelle Claude Lelièvre. […]
«Nous sommes pour le maintien de cet examen terminal, national et anonyme. Mais la logique de compétences ne va-t-elle pas de pair avec la suppression des notes ?», s’inquiète Jean-Rémi Girard, secrétaire national à la pédagogie du Snalc.
Contrôle continu ? Examen terminal ? Notes ou «validation des compétences» ? Quelle sera la forme du brevet rénové ? Arrivé fin mars au ministère de l’Éducation nationale, Benoît Hamon a d’ores et déjà fait de l’«évaluation positive» un de ses sujets de prédilection.
Le Figaro





