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«L’Etat ne peut pas sacrifier la santé des habitants sur l’autel de la rigueur.» Stéphane Troussel (PS), président de la Seine-Saint-Denis, tire la sonnette d’alarme. La cause de sa colère? Une baisse des moyens financiers pour lutter contre la tuberculose dans le département le plus pauvre de France.

Le département a choisi en 2005 de garder sa compétence en matière de lutte contre les maladies infectieuses. Mais l’assurance maladie a annoncé qu’elle renonçait à verser la dotation de 1,56 million d’euros par an. Inadmissible pour Stéphane Troussel. En décembre dernier, il alerte par courrier un courrier la ministre de la Santé. Un second la semaine dernière. Sans réponse pour le moment de Marisol Touraine. «Il ne faut pas que les inégalités de santé se surajoutent aux inégalités sociales, plaide l’élu. La recrudescence de la tuberculose est révélatrice de la pauvreté de la population.» Lui assure que si la dotation était supprimée, il rendrait à l’Etat cette compétence en matière de lutte contre les maladies infectieuses.
En septembre 2011, cette maladie considérée comme un fléau des pays en voie de développement avait refait la une: une opération de dépistage inédite était menée auprès de 5.000 habitants de Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Aujourd’hui encore, le nombre de malades de la tuberculose dans ce département est quatre fois plus élevé que la moyenne nationale.
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Merci à Margo

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