Fdesouche

[extraits] C’est l’histoire d’une mère congolaise et de son fils séparés au moment de la traversée de la Méditerranée il y a deux ans. Ils viennent seulement de se retrouver à l’aéroport d’Orly.
Elle s’appelle Kadija, elle a 42 ans. Nous faisons sa connaissance à Orly. Bijoux, maquillage : elle s’est faite toute belle car elle vient chercher enfin son petit garçon Ridji perdu de vue en 2012, sur une plage du Maroc, au moment où des passeurs les faisaient monter dans des zodiacs.
Kadija profite de cette attente pour nous raconter son périple commencé en 2000 quand elle fuit la guerre. “La guerre civile était terrible. Moi, j’ai été enlevée par les rebelles, violée pendant 8 jours avant de réussir à m’évader. J’ai découvert alors que mes parents, mes frères et sœurs avaient été tués. ”
Elle nous confie sa vie de misère ensuite réfugiée pendant cinq ans en Algérie, pays où dit-elle, les africains noirs sont vus comme des “moins-que-rien”.

C’est après ces cinq années que Kadija prend la décision de partir tenter sa chance en Europe. C’était un rêve pour elle comme pour de nombreux migrants d’Afrique noir arrivés au Maghreb.

Elle paye des passeurs 500 euros […] “Je ne voyais plus mon enfant. J’ai cru qu’il était mort et que je l’avais perdu pour toujours. Ca a été un enfer. La vie m’était devenue insupportable après cela. J’ai même essayé de me suicider. ”
Elle a fini par réussir à gagner l’Europe. Elle est arrivée en France et s’est installée en banlieue parisienne.
(…) L’enfant reconnaît sa mère derrière la baie vitrée. Il se met à courir pour la rejoindre. Les portes automatiques s’ouvrent et dans un silence troublant, la mère et l’enfant se prennent longuement dans les bras.
Ridji va réapprendre le français, et aussi faire connaissance avec sa petite sœur âgée de 15 mois
France Info

Fdesouche sur les réseaux sociaux