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Les contentieux à caractère religieux se multiplient. Mais «heureusement» (selon le Nouvel Obs), des cursus universitaires sont créés pour former les «médiateurs», chargés d’éteindre les incendies

«Dans les hôpitaux, les piscines, les cantines, les quartiers populaires, partout où l’Etat ou le monde associatif est amené à intervenir, on voit monter les risques de collision religieuse, observe Raphaël Liogier, qui coordonne le master Management interculturel et médiation religieuse à Sciences-Po Aix. Pas seulement avec les musulmans, mais aussi les chrétiens radicaux, les juifs orthodoxes, les témoins de Jéhovah…»

Un jour, dans un hôpital lyonnais, une famille a réclamé aux infirmiers de déplacer le lit de leur grand-père mourant. Un flottement a saisi le personnel médical : pourquoi enquiquiner ce vieil homme, dont le corps relié à de nombreux tuyaux se prêtait peu à un déménagement ? C’est qu’il était musulman et que sa foi exige que son corps soit tourné vers la Mecque.
«Les infirmiers étaient désemparés. Fallait-il contrarier la famille au nom de la laïcité, mais au risque de passer pour racistes ?, rapporte Claude Prudhomme, enseignant au master Institut supérieur d’études des religions et de la laïcité (Iserl) à Lyon-2. En réalité, si une vieille dame mourante avait demandé qu’on accroche un crucifix au-dessus de son lit, personne ne se serait interrogé. Quand c’est l’Islam, tout devient compliqué.»
Nulle trace de xénophobie, pourtant, chez ces infirmiers […].

« Ouvrons les yeux et vivons ensemble ». Mot d’ordre de Philippe Martin, directeur du master Institut supérieur d’études des religions et de la laïcité (Iserl) à Lyon-2.

Nouvel Obs

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