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Des royalistes aux traditionalistes ou aux plus radicaux des militants antimariage homo, c’est une mouvance disparate qui cherche à se fédérer. Elle ne compte guère sur les politiques – FN compris – pour combattre le «changement de civilisation». Enquête sur les partisans, d’un «Tea Party à la française» selon l’Express.

Un demi-siècle après le libertaire Mai 68 et son idéal supranational, la marée s’inverse au profit de la nation, de l’ordre, de la justice et de la famille.

Une tension couve dans le pays, alimentée par « la spirale de l’exacerbation du fondamentalisme identitaire », selon l’expression du sociologue de gauche Jean-Claude Kaufmann. Dans la conclusion de son dernier ouvrage, Identités. La bombe à retardement (Textuel), il annonce «cette catastrophe qui se caractérise par des éclats et des violences, devenant très vite incontrôlables». Dans son numéro de décembre 2013, le journal de l’Action française titre en Une : « Le pays légal, on n’en veut plus ! » Dans son numéro de janvier, l’éditorial d’un journal catholique traditionaliste interroge : « Vers une révolution? » . […] L’ultradroite s’appuie sur les «trois points non négociables» édictés par l’ancien pape Benoît XVI en 2006 : la protection de la vie à toutes ses étapes ; la reconnaissance et la promotion de la structure naturelle de la famille ; la protection du droit des parents d’éduquer leurs enfants. […] Et pourtant, les uns comme les autres votent par défaut, l’UMP et le FN ne répondant pas assez clairement à leurs priorités morales. Cette droite n’est plus ultra par sa violence physique, mais parce qu’elle entend cesser toute concession sur le plan éthique et n’a aucune considération pour l’autorité républicaine. […] L’Express

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