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Le coût de leur régime est fustigé par la Cour des comptes, mais le gouvernement tient à le préserver.

Le constat brut ne plaide guère en faveur des intermittents du spectacle. Avec un déficit annuel de 1 milliard d’euros depuis dix ans, leur régime spécifique contribue largement et structurellement à plomber les comptes de l’Unédic. Avec quelque 240 millions récoltés pour 1,2 milliard versé (en 2011), leur ratio allocations/cotisations atteint 5… contre 0,5 pour les salariés en CDI, 2,5 pour les intérimaires et 3,6 pour les CDD, a calculé la Cour des comptes. C’est le jeu dans un système assurantiel interprofessionnel, mais l’écart est marqué.
C’est le résultat de règles plus avantageuses, historiquement liées aux spécificités de leurs métiers : un intermittent travaillant au moins 507 heures (trois mois et demi) dans les 10 (artistes) ou 10,5 (techniciens) derniers mois a droit à 243 jours d’allocations… soit les huit autres mois de l’année ! Un salarié du régime général doit, lui, avoir cotisé au moins quatre mois pour bénéficier d’un jour d’allocation par jour travaillé (vingt-quatre mois au maximum)…
Les échos

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