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Tribune libre de Paysan Savoyard

« Manifs pour tous », affaire Cahuzac, émeutes du Trocadéro, agression à la Défense, “mur des cons” : autant d’épisodes qui ces dernières semaines ont fourni à tour de rôle une illustration fidèle de la situation à laquelle nous sommes confrontés et qui tient pour l’essentiel en deux constats.

Le premier: le type de pouvoir exercé par l’oligarchie est d’essence totalitaire. Le second: cette oligarchie trahit les intérêts du peuple.

  • Un pouvoir d’essence totalitaire

Nous l’avons déjà mis en exergue : l’oligarchie française a mis en place un régime de pouvoir de nature totalitaire.

Les évènements de ces dernières semaines viennent montrer une fois encore que les méthodes du système n’ont rien à voir avec la démocratie dont il se réclame.

En bonne logique totalitaire, l’oligarchie cherche à manipuler l’opinion sur les différents sujets sensibles : elle recourt pour ce faire à une large palette technique. Le pouvoir cherche en première intention à dissimuler les faits. Lorsque la dissimulation échoue, il tente alors de les minimiser et de les relativiser. Si la polémique enfle tout de même, l’étape suivante est de s’efforcer de dévier le débat sur un autre sujet.

Le stade ultime conduit à désigner des boucs émissaires et à prendre appui sur les désordres pour incriminer les opposants. Pour mettre en œuvre ces différentes techniques, le pouvoir dispose de l’appui décisif des médias, presque tous les journalistes étant des partisans du régime, dont par divers biais ils dépendent étroitement.

Dans le cas de « la manif pour tous », le pouvoir a ainsi menti effrontément pour dissimuler l’ampleur des rassemblements, en avançant des chiffres à chaque fois grossièrement minorés. Il a cherché ensuite à faire porter l’attention sur les agissements de groupuscules afin de se sortir de la polémique sur les effectifs de manifestants.

Pour ce qui est des émeutes du Trocadéro, elles ont d’abord été qualifiées de « bousculades » (M. Valls) provoquées par « quelques perturbateurs » (M. Delanoë). Puis l’ampleur des évènements ne pouvant être cachée, on a alors cherché à dévier le débat vers les questions logistiques liées à l’organisation de la « fête » (le lieu était-il adapté ? L’échafaudage aurait-il dû être là ?…).

Dans l’affaire Cahuzac, l’oligarchie a d’abord nié, pendant plusieurs mois. Lorsque la dénégation n’a plus été tenable, l’oligarchie a cherché à éviter que l’affaire ne conduise à se demander si elle ne dissimule pas un mécanisme de financement politique illégal dans laquelle seraient impliqués le PS aussi bien que l’UMP (on relève ainsi que l’UMP connaissait l’enregistrement Cahuzac depuis 10 ans et ne l’avait curieusement jamais utilisé).

Pour dévier le débat l’oligarchie a alors lancé le débat sur les paradis fiscaux et pour faire bonne mesure sur le patrimoine des ministres. L’opération a été un succès. Les questionnements sur l’origine des fonds Cahuzac se sont arrêtés là, du moins pour l’instant (relevons qu’à ce stade on n’a finalement pas su qui figurait sur la liste « offshore-leaks » des titulaires français de comptes dans des paradis fiscaux ; de même qu’on n’a jamais eu le contenu de la liste du même genre détenue par M. Woerth alors ministre).

L’épisode du « mur des cons » a été traité de la même manière. L’affaire était grave puisqu’elle faisait apparaître que les juges du syndicat de la magistrature, qui représente un tiers des magistrats, prennent leurs décisions de façon partiale, en grave contravention avec les obligations déontologiques qui s’imposent à eux en principe.

L’oligarchie a fait dévier le débat sur la responsabilité du journaliste, accusé d’avoir pris la photo dans un lieu privé. Et c’est lui qui est devenu le coupable et fait l’objet de poursuites… (cette affaire vient illustrer une fois encore le bien fondé de la maxime de Chamfort: “En France, on laisse en repos ceux qui mettent le feu et on persécute ceux qui sonnent le tocsin“).

Le régime ne se contente pas de mentir et de dissimuler les faits. Il utilise également un autre procédé caractéristique des régimes totalitaires : l’utilisation de l’arbitraire contre les opposants.

C’est ainsi que dans l’affaire du Trocadéro, le régime a d’emblée imputé la responsabilité des émeutes à « l’extrême droite », qui est l’adversaire privilégié de l’oligarchie. Hostiles à la mainmise du Quatar sur le club, les supporters ultras « d’extrême droite », étaient pourtant absents des festivités organisées par le PSG. Certains responsables socialistes (comme M. Cambadélis) ont été jusqu’à mettre en cause une coalition des ultra d’extrême droite et… des tenants de la manif pour tous !

L’utilisation de l’arbitraire contre les opposants conduit le régime à pratiquer à grande échelle la politique du « deux poids-deux mesures ». C’est ainsi que face aux émeutiers du Trocadéro, les pouvoirs publics se sont montrés très passifs. Des consignes d’abstention ont manifestement été données, avec l’objectif prioritaire, comme à chaque émeute de banlieue, d’éviter avant tout une bavure de la police. Des vidéos montrent par exemple des CRS assister sans bouger au pillage d’un car de touristes. Les émeutiers étaient manifestement des centaines : pourtant seulement 47 gardes à vue ont été réalisées.

Vis-à-vis des opposants au mariage homo en revanche, les pouvoirs publics se sont montrés beaucoup plus énergiques. Au fil des semaines, ce sont des milliers de manifestants qui ont été interpellés et gardés à vue. A l’issue de la dernière manif,  près de 300 interpellations ont encore eu lieu.

Pourtant, à la différence de ce qui s’est produit au Trocadéro, aucune des centaines de manifestations qui ont été organisées partout en France depuis des mois contre le mariage homo n’a donné lieu à des voitures brûlées, à des vitrines brisées ou à des magasins pillés. Dans la quasi-totalité des cas, les personnes ont été interpellées pour avoir refusé de se disperser ou pour avoir participé à une manifestation non déclarée.

Certains des interpellés des manifs pour tous ont effectué jusqu’à 48 h de garde à vue, soit le maximum prévu par le code de procédure pénale, sans avoir été pourtant les auteurs d’aucune violence et sans d’ailleurs être finalement poursuivis. Ces derniers mois, certaines personnes ont été embarquées parce qu’elles portaient un tee-shirt ou un drapeau de la manif pour tous dans la rue, en dehors du cadre d’une manifestation. Une manifestation devant un lycée vient de se traduire par l’interpellation de mères de familles, emmenées dans les fourgons de police.

Les pouvoirs publics se sont également montrés extrêmement virulents dans le domaine des déclarations et des discours. M. Hollande a dénoncé à plusieurs reprises « la haine » dont feraient preuve les manifestants. M. Valls a fustigé plusieurs dizaines de fois ces dernières semaines « les groupuscules d’extrême droite » et les « discours de haine ».

Dans le cas des émeutes du Trocadéro, M. Valls s’est montré beaucoup moins disert et vindicatif. Il a bien entendu déclaré, de façon rituelle et vaine, que ces évènements étaient « inacceptables ». Mais il s’est bien gardé de préciser le profil des casseurs (les différentes vidéos disponibles montrent pourtant sans ambiguïté que les casseurs, qui  brandissent même pour certains des drapeaux algériens ou marocains, étaient issus de l’immigration).

Autre exemple du « deux poids-deux mesures », les militants du groupe « Génération Identitaire » qui le 26 mai ont pénétré sur une terrasse du siège du Parti socialiste pour y déployer une banderole « Hollande démission » ont été interpellés, gardés à vus 36 heures et sont poursuivis pour violation de domicile. Quatre mois auparavant, des militants favorables à la cause des sans-papiers s’étaient enchaînés aux grilles du même immeuble : ils n’ont pas été inquiétés mais ont au contraire été reçus en entrevue par la direction du PS

L’oligarchie se comporte de la même manière en Angleterre. Dans les heures qui ont suivi le meurtre du militaire britannique par un immigré musulman, c’est contre les adversaires de l’immigration que les pouvoirs publics ont fait preuve de sévérité (en poursuivant par exemple des auteurs de commentaires sur internet jugés injurieux contre les immigrés).

Tombent en cascades ces derniers jours les indices confirmant les tendances totalitaires du régime, organisateur d’une police de la pensée. Face aux manifestants qui en appelaient à la résistance contre le mariage pour tous, M. Hollande vient ainsi de déclarer que l’on n’avait « pas le droit » d’utiliser ces mots de « résistance » et de « collaboration » à propos d’autre chose que la Guerre mondiale. On peut parier que des poursuites pénales contre des personnes utilisant les mots de résistance et de collaboration à mauvais escient seront engagées avant qu’il soit longtemps. M. Valls vient de son côté de déclarer qu’il fallait envisager de durcir la loi pour « incriminer les auteurs de discours homophobes ».

Il est clair depuis longtemps que le régime démocratique mis en place par l’oligarchie recèle des ferments nombreux de totalitarisme : les évènements de ces dernières semaines le font apparaître plus nettement que jamais.

 

  • Détruire la société occidentale

Ce régime d’essence totalitaire ne veut pas le bien de sa population. Il ne sert pas les intérêts du peuple. Au contraire il les trahit. Son but est de détruire la société occidentale.

Le « mariage pour tous » a de toute évidence cet objectif. Il ne vise pas seulement en effet à améliorer la situation juridique des couples d’homosexuels : une modification du Pacs aurait suffit pour ce faire. En étendant aux homosexuels l’institution symbolique du mariage, il s’agit bien de détruire la famille, les institutions et les valeurs traditionnelles.

Cependant le mariage homo relève avant tout du travail de sape symbolique. Depuis plusieurs décennies l’oligarchie a compris que l’immigration était le moyen le plus rapide, le plus radical et le plus définitif pour détruire la société occidentale.

Plusieurs évènements récents mettent en évidence les conséquences catastrophiques de la grande invasion en cours : la descente des casseurs de banlieue au Trocadéro, l’assassinat d’un militaire anglais dans une rue de Londres, les nuits d’émeutes à Stockholm, la tentative d’assassinat d’un militaire dans les couloirs de la Défense, qui avait été précédée quelques jours auparavant d’un épisode identique à Roussillon (Isère). La menace que font peser les immigrés sur nos sociétés européennes est chaque mois un peu plus tangible.

Cacher cette vérité constitue pour l’oligarchie un objectif prioritaire. Elle doit s’efforcer de dissimuler les conséquences de la politique de grand remplacement qu’elle organise, afin de ne pas provoquer la révolte de la population de souche. L’argumentation déployée pour ce faire est double :

Concernant la délinquance et les émeutes (celles de Suède comme celles de 2005 en France ou celles qui se produisent tous les jours à plus petite échelle dans telle ou telle des 800 « zones urbaines sensibles »), l’oligarchie explique que la cause de ces phénomènes est « sociale ». C’est parce qu’ils sont victimes d’un « chômage » particulièrement élevé et d’une « ghettoïsation » dans les banlieues que les immigrés se révoltent ou versent dans la délinquance (aux dires des oligarques, les immigrés sont également victimes, cela va sans dire, du racisme et de la discrimination).

Concernant le terrorisme, l’oligarchie explique que « l’islamisme n’a rien à voir avec l’islam. L’islam n’est pas une religion violente en soi. L’immense majorité des musulmans sont pacifiques, bien intégrés ou désireux de l’être, et adhèrent aux valeurs de la république, notamment celle de la laïcité ». C’est ainsi que le premier ministre anglais a déclaré que l’attentat de Londres constituait une « agression contre l’islam ».

L’oligarchie prend-elle ses désirs pour des réalités et pèche-t-elle par naïveté ? Bien sûr que non. Les oligarques ne croient pas une seconde à la véracité de leurs propres explications optimistes et bienveillantes à l’égard des immigrés. Mais ils ne peuvent se permettre de reconnaître que l’immigration et l’islam constituent un danger mortel : cela reviendrait à admettre leur responsabilité criminelle dans la politique immigrationniste suivie depuis quarante ans.

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Ce « printemps pourri » est venu en apporter s’il en était besoin une nouvelle confirmation. Nous sommes gouvernés par des personnes et des groupes qui poursuivent des menées de nature totalitaire et qui veulent nous nuire.

Dans le cadre de la guerre civile française qui se déroule depuis deux siècles, l’oligarchie veut contraindre le peuple à se plier à ses dogmes : immigration, homosexualité militante et agressive, disparition des nations. Tel est le drame Français : quel peut être l’avenir d’un peuple dont les dirigeants ourdissent la perte ?

La chose est d’autant plus grave que l’oligarchie, au-delà des apparences fournies par un débat politicien factice, se montre parfaitement homogène. La connivence entre la gauche et la droite est complète et sans faille : même discours sur l’islam, « qui ne doit pas être stigmatisé et assimilé au terrorisme » ; même discours sur les immigrés, « qui sont dans leur grande majorité désireux de s’intégrer » ; même politique sociétale derrière l’opposition de façade (rappelons que c’est grâce à l’UMP que le mariage gay a pu passer l’étape du sénat ; signalons également que l’UMP ne s’est pas engagée à retirer la loi).

Même financement frauduleux des partis et même dissimulation de comptes en Suisse ; même politique économique, de mondialisation et de délocalisation des emplois ; même dénonciation de « l’extrême droite étrangère aux valeurs de la république ».

Comment sortir de cette nasse ?

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