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[Article de Courrier International  signé MIGUEL MORA correspondant du journal El Pais à Paris ]

Environ un quart (26,6 %) de la population française est immigrée, ou descend d’au moins un immigré, un chiffre qui situe la France parmi les pays européens les plus métissés et pluriels.

Avec près de 6 millions de musulmans — la confession la plus importante après les catholiques — et au moins 12 millions de descendants directs de citoyens étrangers, la France compte 34 % d’immigrés européens, 30 % de Maghrébins, 14 % d’Asiatiques et 11 % d’Africains subsahariens.

Trois générations d’immigrés vivent aujourd’hui sur le sol français, qui en reçoit environ 180 000 par an.

Malgré l’expérience dans ce domaine, le poids des chiffres, et la passion nationale pour le couscous, le débat sur l’intégration reste ouvert et l’immigration demeure un thème politique et électoral de premier ordre.

Les thèses xénophobes du Front national (FN) continuent de faire des adeptes, et certains sondages créditent Marine Le Pen d’une meilleure cote que le président François Hollande.

Même si l’éducation laïque, gratuite et républicaine garantit en théorie l’égalité des chances, la France a toujours un long chemin à parcourir. Au dire des experts, les élites politiques et économiques sont très loin de refléter la diversité de la population. En effet, les ghettos des banlieues, où la violence a éclaté en 2005, vont à l’encontre de la mobilité sociale et de l’intégration.

El Pais – Courrier International

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