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Dans une lettre adressée au président de l’UMP, Roland Chassain, le maire de Saintes-Maries-de-la Mer, connu pour s’être désisté face à la candidate FN aux législatives dans la 16e circonscription des Bouches-du-Rhône, renvoie Copé et ses amis à leurs éléments de langage. Et persiste dans son intention de créer des passerelles avec le FN local.

Roland Chassain poursuit son travail de bâtisseur. Ou de démolisseur ? Le maire de Saintes-Maries-de-la Mer n’en démord pas : « Quand j ‘évoque des passerelles [avec des candidats du Front National], ce n’est pas une alliance mais la revendication légitime de nos convictions, d’une droite forte et décomplexée », écrit-il dans un courrier adressé à Jean-François Copé que Marianne s’est procuré.

En dépit des prises de position publiques du président de l’UMP – « Il n’y aura pas d’alliance avec ce parti. C’est l’honneur de la droite française que de dire cela » –, Roland Chassain persiste et signe (à la main). Ces « passerelles », ne sont rien d’autre, selon lui, que l’ouverture d’un « dialogue avec les militants et sympathisants qui ont sanctionné notre politique en votant FN ».

« Nous devons créer les conditions qui permettent leur retour au sein de notre mouvement », poursuit-il, avec des mots savamment pesés. La clés du « succès, sans dénaturer nos convictions, c’est construire un programme cohérent dans lequel ils se retrouveront », ajoute-t-il, précisant néanmoins : « Je n’ai jamais appelé à voter ou à faire des alliances avec le Front National ».

Lors des élections législatives de juin 2012, Roland Chassain est arrivé en troisième position derrière le candidat socialiste, Michel Vauzelle, et la candidate du FN, Valérie Laupies, dans la 16e circonscription des Bouches-du-Rhône. S’il n’a effectivement pas appelé à voter FN, il a toutefois préféré se désister au second tour, appelant au « Tous contre Vauzelle » le 17 juin. Il fut ainsi le premier candidat à se désister devant un représentant du parti de Marine Le Pen.

Dans son courrier, Roland Chassain justifie également sa position en renvoyant Jean-François Copé à ses propres turpitudes, n’hésitant pas à reprendre les arguments de ce dernier pour étayer son propos :

« Michel Vauzelle a accepté toutes les voix, tous les soutiens de la Ligue communiste révolutionnaire, de Mélenchon ou du maire d’Arles, Hervé Schiavetti (…) c’est pour cette raison que j’ai préféré ne pas maintenir ma candidature », écrit celui qui dit ne pas pratiquer « la langue de bois ».

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Marianne

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