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Pour le co-gérant du groupe Lagardère, le Qatar est un “Etat francophile” et “un investisseur avisé” aux “intentions amicales”.

Dans un entretien au Monde, Arnaud Lagardère s’exprime sur ses rapports avec le Qatar, dont le fond souverain détient 12,8% du groupe Lagardère, ce qui en fait le premier actionnaire.

Leur arrivée au capital “est plutôt une marque de confiance. Dès leur arrivée chez nous, en 2006, les intentions des Qataris ont été amicales et inscrites dans la durée. Ils ont approuvé notre stratégie de recentrage dans les médias et nous ont soutenus dans les moments difficiles,” assure le co-gérant du groupe.

“J’ai d’excellentes relations avec la famille régnante ou avec Nasser Al-Khelaïfi, le président du PSG. Je rencontre régulièrement le cheikh Tamim Ben Hamad Al-Thani, à Doha ou à Paris. J’entends dire que ce sont des investisseurs dangereux. Pour moi, ce sont des investisseurs avisés“, poursuit Arnaud Lagardère.

Un strapontin pour le Qatar

Selon lui, “quand cet Etat francophile est arrivé, en 2006, il était intéressé par le sport et la production d’émissions de télévision dans le cadre du lancement d’Al-Jazira. Les Qataris ont toujours indiqué qu’ils monteraient au capital. Ce qu’ils ont fait en 2011, avec aussi pour objectif de moyenner le montant de leur investissement. Je ne vois aucune intention hostile. Il faut apprendre à les respecter!“Enfin, l’héritier indique “discuter régulièrement” de synergies dans le sport, “mais pour l’instant, aucun projet commun ne s’est matérialisé“.

Toutefois, lorsque le Qatar est monté à 12,8%, il avait indiqué à l’AMFenvisager de proposer sa nomination au conseil de surveillance de Lagardère“. Une demande à laquelle Lagardère n’a jamais accédé, leur accordant uniquement un siège au conseil de la branche sports.

BFM

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