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Dépôt de la demande, hébergement, accès aux soins… Les demandeurs d’asile doivent suivre un “parcours du combattant” de plus en plus difficile pour faire valoir leurs droits, selon un rapport  publié ce mercredi par une vingtaine d’associations.

Il y a depuis quelques années “une profonde détérioration du dispositif d’accueil des demandeurs d’asile” malgré “un coût de plus en plus élevé”, déplore la Coordination française pour le droit d’asile, qui regroupe notamment la Cimade, Amnesty International ou le Secours catholique. Cela traduit, selon les auteurs du rapport, “un état d’esprit général beaucoup plus rétif que jadis à l’accueil de l’étranger” mais aussi “une logique technocratique parfois sourde” aux propositions des associations.

En raison des engagements internationaux de la France, les demandeurs d’asile ont un droit au séjour, à un hébergement, à l’accès aux soins et à un petit pécule pendant l’examen de leur dossier.

Les demandeurs d’asile doivent disposer d’une adresse pour mener leurs démarches. Des associations agrées par le préfet peuvent servir de boîtes postales, mais certains préfets se servent de ces agréments comme “outil de régulation”, selon le rapport. Au final, obtenir une adresse peut prendre jusqu’à cinq mois (en Seine-Saint-Denis notamment). Il faut ensuite s’inscrire en préfecture pour obtenir le droit de rester sur le sol français. Si l’accueil est satisfaisant à Bordeaux ou Marseille, le rapport épingle notamment la Loire-Atlantique où il faut sept semaines pour obtenir une “autorisation provisoire au séjour” (APS).
Vient ensuite la demande à l’Office français de protection des réfugiés et des apatrides (Ofpra). La remise du dossier est parfois l’objet de tracasseries, comme à Grenoble et Lyon où les documents sont envoyés par lettre recommandée à des personnes qui n’ont souvent pas de papiers d’identité pour les retirer.
Les difficultés existent aussi pour percevoir l’allocation temporaire d’attente (ATA) ou s’inscrire à la couverture maladie universelle (CMU), selon ces associations qui évoquent un “des-accueil” des demandeurs d’asile […] L’Huma

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