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Selon Gérard Bouchard, la question des rapports interculturels ne sera jamais réglée. L’important est de ne pas réinventer la roue chaque fois. «Il faut un modèle, de grandes lignes en place et auquel on puisse se référer et qu’on peut amender, mais à partir duquel on peut travailler», dit l’auteur, pour qui ce modèle québécois serait l’interculturalisme. (…)

Qu’est-ce qui définit l’interculturalisme au Québec?
C’est une pensée des équilibres. Il faut respecter les droits de tous les citoyens, mais il faut en même temps promouvoir l’intégration au Québec. La majorité est une culture minoritaire en Amérique qui n’a pas les moyens de marginaliser une partie importante de la population. Nous sommes une minorité. Il faut être unis et intégrés.
Quelle est la différence avec le multiculturalisme?
D’après le multiculturalisme, la nation canadienne est un ensemble d’individus qui ont tous des droits égaux. Au Québec, ça ne peut pas marcher. On ne peut pas appliquer un modèle qui ferait abstraction du fait qu’il y a une majorité francophone qui est elle-même une minorité ayant besoin d’être protégée sur le continent.
Pour qu’un modèle fonctionne au Québec, il faut qu’il parte de l’idée que la province est constituée d’une majorité francophone et de minorités culturelles; la finalité est de gérer ce rapport-là. Le point de départ est complètement différent. Le multiculturalisme ne reconnaît pas l’idée de une majorité culturelle. (…)
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