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François Hollande et Benjamin Netanyahou, le Premier ministre israélien, ont rendu hommage ensemble jeudi 1er aux victimes de Mohamed Merah, au collège-lycée Ozar Hatorah à Toulouse. Mercredi 31 octobre à Paris, lors d’une conférence de presse, François Hollande a reconnu que l’antisémitisme grandissait en France et assuré de sa détermination à «pourchasser, poursuivre, éradiquer» ce fléau. Depuis la tuerie de Toulouse, les actes d’antisémitisme et leur gravité ont augmenté en France et Mohamed Merah est devenu pour les islamistes radicaux dans certains quartiers un héros. Il n’est plus possible aujourd’hui en France de nier l’antijudaïsme issu des communautés immigrés. Le site d’information Daily Beast y voit pour preuve l’incroyable succès sur le twitter français des anecdotes et autres propos antisémites.
Et le regard de la presse étrangère sur cet antisémitisme et sur les responsables de sa recrudescence n’est pas tendre. A commencer par celui du New York Times qui élargit la critique de la France à l’Europe entière et à la gauche européenne qui sous prétexte de critiques légitimes de la politique israélienne a longtemps refusé et refuse encore de reconnaître que l’antisionisme se confond souvent avec la haine des juifs.
«Aujourd’hui, une part importante de la gauche européenne se refuse à prendre une position claire quand l’antisionisme se transforme en antisémitisme. Depuis les années 1990, ils sont nombreux dans la gauche européenne à voir les minorités musulmanes grandissantes dans leurs différents pays comme le nouveau prolétariat et la cause palestinienne comme un outil de recrutement. La question palestienne est particulièrement attractive pour les enfants d’immigrants perdus entre les identités» écrit Colin Schindler, Professeur de l’école des études orientales et africaines de l’Université de Londres. (…)
Slate

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