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Bernard-Henri Lévy dénonce la «marée noire du nouvel antisémitisme».

Mme Le Pen qui, lorsqu’elle met sur le même plan le port de la kippa et l’enfermement sous un voile intégral, disculpe par avance le nervi tenté de se cogner un enfant juif.
L’antisémitisme nouveau est arrivé. Cela fait longtemps que nous étions quelques-uns à l’annoncer.
Mais, cette fois, il est là, et bien là, avec ses cellules combattantes, ses figures emblématiques, ses petites frappes et ses caïds passés sans transition du gangstérisme au djihad, ses idéologues, ses prêcheurs.
Face à ce phénomène, face à l’image révoltante de synagogues, de magasins kasher, d’écoles juives, qui, non seulement autour de Paris, mais dans toute l’Europe, prennent des allures de camp retranché, la seule question qui vaille est désormais : que faire ?
Il faut donner à la chose son nom. Déjà, et pour commencer, son nom. Car il est vrai, naturellement, que se mêle à cette haine antijuive une haine de la France, plus une haine de la République, plus une haine de l’Occident. Mais il n’en est pas moins vrai que ce sont des enfants juifs, pas «occidentaux» en général, qui sont molestés dans les écoles. Ce sont les lieux de culte juifs, pas catholiques, ou protestants, ou musulmans, qui sont mis sous surveillance.
Et, quand on démantèle une cellule à Torcy, la liste des cibles que l’on découvre sont des cibles juives et seulement juives. Il faut arrêter, autrement dit, avec le prêchi-prêcha sur la haine-des-juifs-qui-est-en-réalité-une-haine-de-la-France. […] Le Point

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